Le second texte traitait de l'histoire de Celiandel. Nous avons ainsi appris que Celiandel était un héros de l'épopée des Celtes, membre du peuple de Dana, et porteur d'une corne pouvant dérouter l'ennemi mais également lever une armée des ancêtres. Alliée aux pouvoirs du Chaudron de Dagda et de la Lance de Lug, ceci rendait le peuple de Dana imbattable. Hélas, lorsque le peuple de Dana dû affronter les Milésiens, un peuple juste débarqué en Irlande, Celiandel trahit pour une femme milésienne. Les Fils de Dana furent obliger de quitter leurs terres, après avoir maudit Celiandel et avoir chassé le fils qu'il avait eu de cette femme. La corne lui fut confisquée, condamné à ne plus jamais la porter. Il fut également maudit et devait désormais chasser les traitres et les fourbes.

LA VALLEE DE L'HIVER

Grâce au premier texte, nous pûmes franchir le bassin et nous rendre dans la vallée de la Reine de L'hiver en compagnie de Vinaria, car telle était notre destination. Hélas, de vallée hivernale il n'y avait plus. A la place se trouvait une vallée désertique recouverte par de terribles nuages noirs. A la neige et la glace avaient ainsi succédé la poussière et la pierre. En nous rendant vers le fond de la vallée, nous fimes face à une troupe d'êtres féeriques de petite taille, malingres, aux traits grossiers, vétus de peaux en partie déchirées, armés de pics. Ils s'en prenaient à un autre personnage, de même taille, à la peau pâle, peu vêtu. Il était allongé au sol, inconscient. De lui semblait émaner une lumière. Notre intervention permit de le sauver.
Après l'avoir installé dans une sphère de froid, car il était un suivant de la Reine de l'Hiver, et une fois revenu à lui, il pu nous conter ce qui était advenu. Des hommes vêtu de grandes robes blanches, portant parfois la barde avaient emmené sa maîtresse. Elle n'était toujours pas revenu et depuis son départ, la cour de Sombre Eté les harcelait sans cesse. Ils n'avaient pu protéger la vallée efficacement sans la présence de leur souveraine. Il nous indiqua le chemin qu'avaient emprunté les hommes, une grotte s'enfonçant à flanc de vallée...

LA GROTTE ET LE PLATEAUbord002.png

Les uns derrière les autres, nous nous sommes enfoncés dans la pénombre. Une sorte de couloir naturel semblait se poursuivre au delà de l'entrée que nous venions de franchir. Nous ressentions bien une légère pente qui petit à petit s'accentua. Le sol rocailleux roulait sous nos pieds. Après quelques minutes de marche dans une forte pénombre, nous ne tardions pas à approcher d'une salle plus grande. Sans Nom avait perçu le bruit d'une respiration sourde, lente et puissante. Avec mille précautions, nous nous approchions du bruit. Mais l'un de nous ne pu empêcher une pierre de rouler sous ses pieds, provoquant un grondement sourd dans le couloir. La respiration se mua instantanément en un terrifiant grognement. Wildried n'hésita pas un instant. Il bondit en avant et d'un geste assuré trancha d'un coup la gorge de l'ours que nous venions de réveiller. La présence de cet ours ici nous paraissa étrange. Il n'était pas féerique. Pourquoi un ours vulgaire se serait retrouvé en Arcadie ? Nous décidions de poursuivre notre chemin en empruntant le couloir qui apparaissait de l'autre côté de la grotte. Quelques minutes plus tard, nous débouchions sur l'extérieur, sur un plateau rocailleux.

Comme dans la vallée de la reine de l'hiver, le ciel était lourd, chargé de nuages noirs et menaçant, image miroir d'une mer en furie. Au loin, sur notre droite, des éclairs zébraient le ciel. Leur son ne nous parvenait pas, mais toute la colère des dieux semblait se déchainer sur un lieu précis, à un rythme endiablé. Alors que nous observions ce paysage, en considérant qu'il nous faudrait sans doute nous diriger vers les éclairs, une forme ailée de grande taille et dotée de 4 pattes apparu dans le ciel, à une centaine de mêtres devant nous. Elle descendit et sembla se poser derrière quelques rares arbustes et rochers, hors de notre vue. Nous n'avions pas identifié la créature, mais elle se trouvait sur notre chemin. Nous avancions prudement, et c'est Sans Nom, une fois encore, qui repéra la créature, en embuscade derrière un rocher massif. Wilfried avança, prudement. Il contourna le rocher et alors qu'il allait disparaitre de notre vue, s'arrêta net, comme paralysé. Un cri strident se fit entendre. Sans Nom se lança en avant, tentant de passer par dessus le rocher pour attaquer la bête par le flanc, mais l'animal était rusé et avait pris ses distances. Il faisait face à ses deux adversaires. Le premier coup fut porté par Sans Nom, libérant par la même Wilfried de l'emprise du Griffon. Osric, qui s'était doté d'ailes intervint et tenta quelques sorts qui ne fonctionnèrent pas. La bête reculait, se défendant plus qu'elle n'attaquait. Osric arrêta alors Sans Nom et Wilfried et commença à parler au Griffon, car il a le don des langues animales. Il parvint à l'amadouer quelque peu, surtout lorsque nos compagnons ramenèrent la carcasse de l'Ours et lui offrirent en pitance. Il apprirent par le Griffon que lui même avait été capturé par des hommes en blanc et amené ici, pour servir de gibier au Grand Veneur. De nombreuses autres créatures avaient été amenées de la sorte, et très régulièrement, la chasse sortait du château, tentant la capture de celui qui était parvenu à s'imposer sur tous les autres animaux de son domaine. Ainsi, nous nous trouvions sur les terres du Grand Veneur, et tout portait à croire qu'il détenait la Reine de l'Hiver. Nous avions proposé au griffon de le renvoyer vers notre monde, grâce à l'aide de Vinaria. Vinaria traça l'image d'une porte devant nous et nous pumes voir s'ouvrir un passage vers les grandes forêts du Rhin. Le griffon s'engagea et disparut.

Le Châteaustatue.png

Nous marchions depuis quelques temps déjà en direction des éclairs. Nous suffoquions sous la chaleur, et devions en outre supporter de terribles rafales de vent nous projetant de la poussière au visage. La progression était difficile, et particulièrement pour Vinaria. La vieille mage n'avait plus le souffle de ses vingt ans. L'un de nous discerna alors une nuée orageuse qui semblait se diriger vers nous, dans la direction où nous avancions. Vinaria eu l'air paniquée. C'était la chasse du Veneur, qui était sorti à la recherche de quelques proies. Et contre cette chasse, il n'y avait pas grand chose à faire, si ce n'est se cacher. Sans nom était du même avis, une de ses étranges prémonitions l'ayant convaincu de ne pas se battre contre la nuée. C'est Osric qui réussit à nous dissimuler au mieux, en nous dotant tous d'ailes. La Chasse étant encore loin, nous avions le temps de nous y habituer. Ceci nous permit de l'éviter et de rester hors de sa portée. Ces ailes nous portèrent jusqu'au château du maître des Lieux, le Veneur lui même.
Nous y entrâmes sans guère de difficulté. Les deux premiers niveaux du Donjon étaient vides. Seuls quelques meubles étaient posés là, comme abandonnés. Au troisième niveau, dans une salle comportant plusieurs grandes tables, se trouvait un homme, assis près de l'âtre. Son armure était un simple plastron de métal finement ouvragé et son casque, posé sur le linteau de la cheminée, arborait deux grandes cornes de cerfs. Vinaria se dirigea immediatement vers lui et s'agenouilla à ses côtés, faisant reposer sa tête sur ses genoux. "Mon aimé, j'ai tant souhaité ce retour" dit l'homme. Vinaria ne ressemblait plus à la vieille femme fragile. Elle était désormais une élégante jeune femme aux longs cheveux noirs. La surprise n'empêcha pas Osric d'engager la conversation avec le Veneur. Il apprit ainsi que la Corne était revenue en Arcadie. Il acceptait donc de rendre son fils à Osric. Il avait besoin de quelqu'un pour porter la Corne, et proposa au mage de le rejoindre. Osric accepta. Mais il n'y avait pas de place pour Wilfried, Sans Nom et nos servants dans les plans du Grand Veneur, dont nous venions de comprendre qu'il s'agissait ni plus ni moins que de Celiandel lui même. Ses servants étaient apparus en nombre dans la salle, et ils n'avaient manifestement pas l'intention de laisser repartir les compagnons d'Osric. Le combat s'engagea rapidement. Wilfried et Osric firent front pour permettre aux personnages de s'enfuir par la seule porte encore accessible. Sans Nom monta les escaliers qui se trouvaient derrière cette porte. Il se retrouva assez rapidement tout en haut du donjon, dans une petite pièce ouverte aux quatres vents par de grandes fenêtres. Sur le sol de cette pièce se trouvait une femme allongée et inconsciente. Sans Nom l'attrapa et, ses ailes toujours présentes, s'envola en portant la femme. Il se dirigea vers le passage qu'ils avaient emprunté pour arriver jusqu'au château. Une fois posé devant l'entrée de la grotte, il parvint à la ranimer avec un peu d'eau. Il s'agissait bien de la Reine de l'Hiver. Il l'aida donc à retourner vers sa vallée. Lorsque Osric, Wilfried et nos autres compagnons revinrent vers la vallée de la Reine de l'Hiver, portés par leurs ailes, il trouvèrent là une vallée enneigé et un grand palais de glace. Dans le palais, les attendaient la Reine de l'Hiver et Sans Nom

Dans le Palais de la Reine de l'Hiver

Nous avions de nombreuses questions à poser à Selien, la reine de l'Hiver. Elle nous expliqua que les hommes qui l'avaient enlevés étaient des Druides, des Diedne, qu'elle protégeait. Elle avait été une mage de l'Ordre d'Hermès, une Mérinita, et avait assisté à la dernière bataille opposant l'Ordre aux Diedne. Ceux-ci s'étaient réunis à la Forge des Geants pour lancer un puissant rituel qui leur permettrait de découvrir le lieu ou se trouvait le Chaudron de Dagda. Ils avaient en effet déjà retrouvé la Corne de Celiandel et la Lance de Lug. Mais les maisons les attaquèrent et les dispersèrent. La corne fut cachée dans un regio. Quant à la lance de Lug, le capitaine de la Turbula, Angibert, s’enfuit avec. Selien l’aida à se cacher de l’ordre. Ils revinrent sur les lieux quelques années plus tard. Ils avaient eu un premier enfant et décidèrent de s’installer là, un peu à l’écart, pour garder un oeil. Le temps aidant (et la lance de Lug aussi), il devint le premier Seigneur de Rochebrune. Selien le vit mourir et se lança à corps perdu dans les études magiques. Elle réussit, au terme de nombreuses épreuves, à devenir immortelle en devenant Fée. Elle rencontra les derniers Diedne qui s'étaient enfuis en Arcadie et rassembla tout leur savoir. Des dizaines d'années plus tard, elle accepta d'ouvrir sa bibliothèque à Vinaria. Celle-ci en profita pour refonder une maison Diedne et se lancer dans une quête vengeresse. Selien la maudit car elle avait juré de ne pas se lancer dans une telle entreprise. Pour elle, désormais, avec le retour de leur Primus et la Corne de Celiandel en leur possession, les Diedne vont se lancer en quête de la lance et du Chaudron de Dagda.