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  <title>(La Chenaie des Pas Perdus) - Tag - Background</title>
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  <description>La Chénaie des Pas Perdus présente l'alliance créee par une petit groupe de joueur français d'Ars Magica. Vous y trouverez les informations concernant l'alliance, mais également quelques aides de jeux et divers accessoires (fiches de personnage, fiche d'alliance...)...Bonne lecture !</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 20:01:46 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>De l'An de Grâce 1210, ou le Procès de Dame Elyabel...</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/17/De-lAn-de-Grace-1210-ou-le-Proces-de-Dame-Elyabel</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 23:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;Juste après le retour de Calebaïs, Elyabel reçu par l'entremise d'un toque
rouge quelques nouvelles bien étonnantes...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Et voici le propos de la lettre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Salve Sodalis. Je vous fait part dès ce jour de la plainte déposée à
votre encontre pour avoir tenté de priver un mage de ses pouvoirs, haut crime
au sein de l'Ordre, et vous prie par la même, de vous présenter dans les
meilleurs délais à Doïsseteppe afin de répondre de cette accusation. Protantus,
filius Bilera, Quaesitoris ad Doïsseteppe.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous connaissions Protantus, certains de nom, d'autres pour l'avoir
rencontré lors d'une précédente visite à Doïsseteppe, et s'il accusait Elyabel
d'avoir commis un haut crime au sein de l'ordre, c'est qu'il devait y avoir de
bonnes raisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arrivée à Doïsseteppe, Elyabel et son équipage rencontrèrent Protantus qui
leur fit part d'une lettre qu'il avait reçu, signée de la main de Flavius. En
substance, Flavius accusait Elyabel de lui avoir lancé un sort dans un moment
critique, lui paralysant la langue et le privant en partie de ses pouvoirs.
Elyabel devait donc répondre de cet acte et elle reconnu les faits. Les
procédures s'en trouvaient dès lors simplifiées et il ne restait qu'à trouver
un accord quant aux dédomagements. Ceci demanderait certainement quelques
jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;installés dans une des maisons d'hôte de Doïsseteppe, la turbula s'apprêtait
à passer quelques moments de détente après ce long voyage. Cependant, à la
tombée de la nuit, Elyabel, accompagnée de Wilfried s'éclipsa. Sans Nom et
Osric, curieux, décidèrent de la suivre. Elle les mena dans une petite venelle.
Elyabel entra seule dans une petite maison de Deux étages, laissant Wilfried
dehors. Osric et Sans Nom, tout en continuant de surveiller les agissements de
Wilfried, se rendirent rapidement compte qu'ils étaient suivis. Quelques
tentatives échouèrent à contourner ceux qui les suivaient. Elyabel finit par
ressortir de la maison et retourna à la maison d'hôte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain matin, le maître de Flavius vint provoquer Elyabel en Certamen
pour avoir osé porter la main sur son filius. Il la défit et Elyabel demeura
inconsciente toute la journée. Le soir venu, elle ressortit à nouveau. Osric
lui demanda où elle se rendait ainsi. Elle parla dans sa réponse d'une personne
qu'elle devait rencontrer, sans précision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisième jour, tous se rendirent compte que Drian avait disparu, ainsi
que la jeune fille qui semblait l'avoir quelque peu séduit la veille au soir.
Jeune fille étrange au demeurant arborant une bague de bien belle facture pour
une femme de sa condition. Mederic et Sans Nom apprirent qu'elle avait un frère
du nom de Géraud, garçon jaloux et bagarreur, membre de la Garde de Mission.
Mais lui non plus n'avait pas de nouvelles de sa soeur. Alors qu'ils
enquêtaient dans Doïsseteppe sur la disparition de Drian et de cette jeune
fille, ils remarquèrent deux hommes qui les suivaient. Les apostrophant, puis
les suivant à leur tour, ils apprirent ainsi que ces hommes étaient des membres
de la Garde Noire de Doïsseteppe, garde en charge des opérations touchant à
l'espionnage notamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Osric parvint, par ses talents magiques, à retrouver la piste de la jeune
fille. Elle menait à une maison où deux gardes la gardaient prisonnière. Après
une lutte au cours de laquelle Méderic et Sans nom furent blessés, ils
parvinrent à sauver la jeune fille, bléssée à mort par un des gardes, et à
faire parler le garde survivant. Il s'avérait ainsi que la Garde Noire avait
été chargée de les surveiller, mais seul leur chef, Thomas, en savait
davantage. Ce dernier révéla enfin qu'il tenait ses ordres de Misgaeroten, un
Tremere. Driant, quant à lui, était enfermé dans des grottes situées sous
Doïsseteppe. Il fut assez simple de le retrouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Protantus, suite à cette malheureuse affaire, proposa un compromis : un
accès d'un an à la bibliothèque de Doïsseteppe pour Elyabel et Osric, ainsi que
tout membre de la Chénaie des Pas Perdus (chacun 1 an), car il estime que
Doïsseteppe toute entière a une dette envers la Chénaie des Pas Perdus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elyabel révéla enfin qui elle avait rencontré ces deux derniers soirs :
il s'agissait de Vinaria, ancienne Primus de la maison Merinita, qui avait
disparu en 1203 et était reparue en 1209 sans donner d'explication. Elle a
demandé à Elyabel de l'aide afin de protéger les forêts et les lieux de magie
de tous genres contre les incursions des chrétiens, mais aussi redonner toute
la place à la voie de Merinita, longtemps oubliée dans la maison au profit de
la voie de Quendalon. Elle insista sur l'urgence et le besoin de se doter de
certains artéfacts, dont la corne de Celiandel, qui est reparue ces dernières
années d'après ce qu'elle sait. Si elle a certes besoin de la corne, elle a
aussi besoin d'alliés, en particuliers au sein des autres maisons que sont
notamment Bjornaer et Ex Mischellanea. Elle insista aussi sur l'intérêt que les
autres maisons (Tremere, Flambeau, Tytalus notament) portent à la corne de
Celiandel car ils savent désormais que cet artéfact est reparu et il lui paraît
étonnant que ces maisons ne se mêlent pas de cette histoire. Leur position au
sujet des vulgaires est d'aileurs sans équivoque, car elles ne souhaitent pas
s'imiscer aux affaires des croisades albigeoises et eviteront toute tentative
de la part des autres maisons d'agir contre les vulgaires, ce qui selon eux,
risquerait d'entrainer une confusion dans l'esprit des chrétiens. La croisade
contre les albigeois risquerait dès lors de s'étendre contre l'Ordre
d'Hermès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vinaria, quelques semaines après le retour de notre Turbula, nous a rejoint,
accompagnée par un mage de la maison Jerbiton. Elle souhaite nous aider à
étudier la Harpe d'Eusope qui pense t-elle, nous aidera à nous mettre sur la
piste de la Corne de Celiandel.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'An de Grâce 1210 ou l'Exploration de l'Alliance de Calebaïs...</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/24/De-lAn-de-Grace-1210-ou-lExploration-de-lAlliance-de-Calebais</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 22:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le printemps 1210 fut marqué par une nouvelle que nous attendions
tous : Médéric de Marseille, que nous avions rencontré quelques années
auparavant nous apporta un renseignement capital. La harpe que nous
recherchions se trouvait à Calébaïs...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Nous décidames donc de monter une expédition pour récupérer cette harpe. Une
petite troupe, composée de Sargaestum, Kémal, Geneviève notre sorcière, Richier
le cuisinier, Médéric lui même, ainsi qu'un capitaine mercenaire, Alexis de
Valembraine, que nous avions rencontré quelques temps auparavant, se mit en
route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arrivée à proximité de Calébaïs fut on ne peut mouvementée. Deux
personnages jaillirent de nulle part : un mage de la maison bjornaer,
nommé Osric et un homme étrange ne portant pas de nom. Selon leurs dires, ils
marchaient sur un chemin quand ils percutèrent notre groupe. La rencontre
faillit dégénérer en combat mais Alexis fut alors atteint par un javelot
provenant des bois environnant. Des satyres attaquaient le groupe. L'attaque
était rapide. Telle fut la réponse de notre côté. A l'issu du combat, les
satyres étaient en déroute, laissant derrière eux un grand nombre de leurs
compagnons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ascencion vers Calébaïs pû reprendre. Le groupe déboucha sur une clairière
où une stelle indiquait l'entrée de calébaïs. Il fallait pour cela encore
franchir un bois qui s'avéra enchanté. Plusieurs êtres venaient à la rencontre
de notre groupe, tel un serpent, un chat ou une taupe, récitant une phrase qui
leur était propre. Toutes ces phrases, assemblées bout à bout, formaient une
énigme dont la réponse devait être donnée à une Dryade qui se dissimulait tant
qu'un certain ordre n'avait pas été respecté. Notre équipe s'affranchit de
cette épreuve et pû alors atteindre l'entrée de Calébaïs : un grand puit
noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alliance était entièrement construite en sous sol, et il fut rapidement
évident que la magie Intelligo ne fonctionnait pas ici. Des bruits étranges
venaient des souterrains, dont des hurlements, ainsi que des rires déments. Au
fond du puit, une forme de dragon se dessinait. Sargaestum parvint à convoquer
un esprit, qui s'avéra être un ancien habitant de l'alliance devenu fantôme.
Cette femme lui appris que le dragon n'était qu'une statue et tous se
décidèrent à descendre dans le puit grâce à un escalier creusé à cette fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nulle besoin m'est de décrire en détail ce qui s'est passé. Et d'ailleurs,
je n'en connais pas tous les détails, étant moi même resté à la Chênaie des Pas
Perdus. Ce que je sais, c'est que Calébaïs a sombré suite à l'affrontement des
mages peuplant l'alliance. Nombreux sont ceux qui sont devenus fantômes
aujourd'hui, et ils hantent encore les lieux. La troupe s'est trouvée
confrontée à un Drake, qu'elle a combattu puis soigné, et ramené en notre
alliance. Il demeure depuis dans la cave. De nombreux artéfacts ont été
découverts, et nous devons aujourd'hui les identifier, ainsi que de grandes
quantités de virtus. Geneviève est parvenue à ramener une étrange créature,
sorte de furet albinos marchant sur ses pattes arrières. Il n'est encore qu'un
bébé mais elle s'est prise d'affection pour ce petit être. Enfin, nous avons
retrouvé la harpe qui nous intéressait, dans une salle inondée. Tous sont
revenus sains et saufs, à part Alexis de Valembraine qui a subi les foudres du
Drake...Il est profondément blessé et il mettra des mois à se remettre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons donc désormais étudier la harpe, et les autres artéfacts.
Espérons que ceci nous conduira bien sur la route de la corne de
Céliandel...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'An de Grâce 1210, où la Couronne se brisa...</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/24/De-lAn-de-Grace-1210-ou-la-Couronne-se-brisa</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 22:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;Six années se sont écoulées depuis que la forêt s'est retournée contre
nous...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La corne de Celiandel n'est pas reparue, ainsi que le brouillard qui nous
protégeait. Eudes de Rochebrune, qui avait disparu quelques temps auparavant
est de retour en son village. Nous avons retrouvé &amp;quot;notre&amp;quot; chevalier. Mais il
n'a rien voulu dire de ce qui lui est arrivé, du pourquoi de sa
disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos travaux ont cependant bien progressés. Les uns et les autres avons
perfectionné nos arts. Mais surtout, nous en avons appris davantage sur
l'étrange bassin du regio, ainsi que sur les mots que nous avions
entendu : ils font partie d'une complainte, d'un chant dont la tradition
remonte aux anciens héros qui peuplèrent le royaume d'Irlande. Mais ces mots ne
sont écrits nulle part. Seul un barde de ces temps pourraient nous renseigner.
Et nous venons d'apprendre qu'en Calebaïs se trouvait un artéfact de grande
valeur, une harpe dont le son et le chant sont dus à l'esprit d'un barde de ces
temps anciens. Lui pourra certainement nous aider dans notre quête.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous partirons donc pour Calébaïs, à la recherche de cette harpe, afin que
nous puissions comprendre le fonctionnement du bassin, et qui sait, peut être
l'activer. J'espère que ceci pourra nous mettre sur la piste de la Corne de
Celiandel...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'An de Grâce 1204, ou la Corne de Celiandel...</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/24/De-lAn-de-Grace-1204-ou-la-Corne-de-Celiandel</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 22:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;L'année 1204 apporta son lot d'évènements. Depuis 1199, les hivers s'étaient
avérés fort rudes, et nombres de problèmes de nourriture et d'approvisionnement
avaient frappé notre communauté...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Et en cette année, le brouillard qui entourait notre alliance avait disparu.
Nous étions donc désormais sans protection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cette année, nous fumes attaqués par la forêt, et ce sans raison
apparente. Les arbres eux-même se déplaçaient pour s'en prendre à nous et à
notre bâtiment. Nous nous batimes vaillament. Flavius pu en brûler quelques
uns. Mais Orialc avait repéré un personnage au delà de la couronne des arbres
qui semblait les commander. Il parvint à s'infiltrer et à le suivre alors qu'il
s'enfuyait. Ceci mena notre troupe au repère de cet homme, une grotte au sommet
d'une colline, au sein d'un regio. Hélas, nous arrivames trop tard et il
s'était enfui en passant par un bassin identique à celui que nous possédions
dans notre cave, laissant derrière lui quelques pierres dessinés de symboles
étranges, et le souvenir d'une mélopée en une langue que nulle d'entre nous ne
connaissait : &amp;quot;Llewan Naer Senu&amp;quot;. Entre temps, les arbres avaient cessé
leur attaque. Le seul dommage que nous avons enregistré est la destruction du
bassin. Quant à la corne de Celiandel, elle avait disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mots résonnaient dans notre tête...Quelle était l'origine de cette
mélopée ? que signifiait-elle ? Le bassin, le regio, l'organisation
des lieux, ainsi que la présence de l'écriture ancienne des celtes sur les
pierres, telle de Selenia a pû les déchiffrer nous amenèrent à nous tourner
vers celles et ceux qui semblaient en connaître le plus. Mais à ce jour, aucune
piste ne s'est ouverte devant nos pas.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'an de grâce 1200 : Octobre</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/24/De-lan-de-grace-1200-%3A-Octobre</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 22:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;Grande nouvelle ! Elyabel est reparu…Quelle surprise pour nous tous.
Elle même paraissait étonnée par l ‘état dans lequel elle retrouvait
l’alliance...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/bord002.png&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Il est vrai que depuis sa disparition,
beaucoup de choses avaient changées. Nous avions notamment réparé les toits,
refait les murs de l’enceinte, ajouté un étage à l’un des principaux bâtiments.
Nous étions tous impatients de savoir ce qu’il était advenu d’elle. Nous nous
réunîmes tous dans la salle du conseil et nous laissâmes conter son voyage.
Cette qu’elle nous dit fut des plus étrange. Elle était persuadée de n’être
partie que durant quatre mois, et il fut des plus difficile de la convaincre
que plus de huit saisons étaient passées depuis son départ. Elle était passée
par le bassin qui se trouve dans le sous-sol de notre tour. Il semble qu’il
s’agisse d’une sorte de portail. Cependant, il ne fonctionnerait pas tout le
temps. Ce passage l’avait mené dans un premier temps dans un lieu étonnant.
Sortie d’une tour identique à la nôtre, bien que présentant dans ses détails un
certains nombre de différences, elle se trouvait en vue d’un château de grande
beauté. C’est lorsqu’elle vit des poissons voler autour d’elle que la panique
commença à la gagner, car manifestement, elle se trouvait sous l’eau, bien que
capable de respirer comme si de rien n’était. Elle décida de ne pas s’engager
plus loin et fit demi tour. Elle retourna à la tour et remonta dans le bassin.
Malheureusement, lorsqu’elle reparu de « l’autre côté » , ce n’était
pas la Chénaie des Pas Perdus, mais une autre tour, et un autre lieu. Elle
replongea alors dans le bassin, une, puis deux, puis trois fois, réapparaissant
à chaque fois dans un lieu différent. Finalement, elle déboucha dans une tour
faite de pierres noires. A l’extérieur, tout était sombre. De hautes montagnes
rocailleuses semblaient dominer les environs. Seuls quelques bruits lugubres
perçaient la nuit sans lune. Il n’était pas question de demeurer ici plus
longtemps. Elle fit volte face, marcha rapidement vers la tour, poussa la porte
et tomba nez à nez avec une espèce de géant ventru qui la dominait de plus de
un mètre. Il portait un heaume imposant ainsi qu’une cotte de maille complète.
Je n’ose imaginer la frayeur de ma sodalis. Le géant n’étais pas des plus
intelligent manifestement, mais il ne semblait pas lui vouloir de mal. A vrai
dire, il en avait même peur. Elyabel pense que cela vient du fait qu’elle est
magicienne. Ils ne purent discuter longtemps. Le géant ne s’exprime que par
gargarismes et ils furent vite interrompu par une étrange équipée. Une meute de
chiens-loups énormes, guidés par un cavalier étrange dont la monture et les
compagnons avaient la faculté de voler à travers cieux. Il doit s’agir d’une
sorte de chasse somme toute, tel qu’on y fait parfois allusion dans certaines
légendes. Quoi qu’il en soit, cette chasse avaient pris pour cible Elyabel et
son compagnon d’infortune, et ils ne trouvèrent de salut que dans la fuite, en
repassant par le bassin. Tous deux débouchèrent sur une nouvelle tour, avec un
nouveau bassin. Mais le lieu était plus agréable. La tour se trouvait au cœur
d’une immense forêt luxuriante. Ils pouvaient là, somme toute, prendre un peu
de repos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques temps plus tard, Elyabel, qui avait perdu de vue son compagnon,
rencontra ce qu’elle nous a décrit comme étant un cerf de très grande taille.
Il s’agissait d’un gardien, un de ceux chargés de protéger les entrées de
l’Arcadie. Ainsi, la jeune mage était arrivé dans le royaume des fées. Il lui
posa de nombreuses questions sur elle, ce qu’elle faisait ici, pourquoi elle
venait, etc. Elle lui demanda à son tour si il savait comment revenir dans le
monde des hommes. Le cerf pouvait la transporter, elle et le géant vers le
monde des hommes, si elle le souhaitait. Malheureusement, les gardiens ne
semblent avoir aucune notion de géographie mortelle, et Elyabel et le géant,
dont elle apprit qu’il se nommait Wostan, se retrouvèrent au Nord de l’Italie,
d’où il leur fallu effectuer le voyage de retour vers notre Alliance. C’était
là le récit de son voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Lendemain, au petit matin, un homme qu’Elvya identifia comme un mage se
présenta à la porte de l’Alliance. Il désirait être reçu. Une fois dans la
salle du conseil, il se présenta comme étant Nysakean de Tytalus, ce que son
sceau nous confirma. Il venait en émissaire de Doïseteppe, la puissante
alliance d’Automne des Pyrénées pour nous inviter au concours annuel des
servants. Le prix en est l’accès à la fabuleuse bibliothèque de Doïseteppe pour
deux saisons. Nous l’en avons remercié, mais nous étions tous beaucoup plus
préoccupés par autre chose : le brouillard qui protège notre vallée avait
disparu. Elyabel se rendit donc vers le Regio abritant les fées. Elle n’y
trouva plus que désolation. Les majestueux arbres étaient décrépis et aucune
fée n’était plus présente. Depuis une branche, un petit être à la peau grise et
la voix nasillarde lui enjoint de quitter les lieux. Elyabel chercha à discuter
avec l’être mais elle n’eut comme réponse qu’une volée d’insulte qui la mirent
passablement en colère. Elle essaya de le combattre mais l’être s’avéra plus
puissant qu’il n’y paraissait, et se transforma rapidement en une sorte de
géant de pierre de quelques trois mètres de haut, capable de manipuler la
terre. Un troll en fait. Elvya et Orialc étaient arrivés entre temps. C’est
Orialc qui abattit le monstre grâce à l’un de ses sorts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elyabel était furieuse, d’autant qu’elle n’avait rien pû faire contre le
Troll. Elvya de son côté était allé voir dans le second Regio, là où se
trouvait le palais des fées. Mais même ce dernier avait disparu. A sa place,
une magnifique corne ouvragée reposait sur une simple colonne de pierre.
Cependant, il ne lui était pas possible de la prendre, car à chaque fois,
celle-ci se transformait en pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d’en savoir un peu plus, grâce à l’aide de Saer Gaestum, Elvya pu
convoquer une fée et obtenir certaines informations. Cette corne (une sorte de
Trompe en fait) appartenait à un puissant guerrier du nom de Celiandel. Dans
les temps anciens, la corne avait permis de faire tomber un brouillard
désorientant ses ennemis, mais aussi de donner courage à ses hommes et semer la
terreur parmi les troupes adverses. Aujourd’hui, pour se servir de la corne, il
faut qu’Eliandel lui même la donne, à moins qu’il ne s’agisse d’un de ses
héritiers qui lui seul pourra la porter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la fée nous apprit d’autres choses qu’Elyabel nous avait d’ailleurs
déjà conté. La reine de l’hiver s’étendait. Elle chassait du royaume des hommes
le Printemps, l’Eté et l’Automne. Ceci expliquait en tous cas la disparition
des fées en ce lieu précis. Ceci expliquait aussi pourquoi les neiges n’avaient
fondu que fin mars en cette même année 1200. Si la reine de l’hiver a décidé
d’étendre son pouvoir sur les hommes, ceci devrait leur coûter fort cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après un bref conseil, il fut décidé qu’Orliac se rendrait à l’abbaye de
Grandmont pour chercher quelques informations dans leur Bibliothèque. Puis,
Elyabel et Elvya iraient voir Hadrius, le mage Pieux de Rochechouart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Grandmont, mes compagnons découvrirent une légende relatant l’histoire
d’un ménéstrel du nom de Gerin qui fut chargé par le duc de Berry de lever le
maléfice que la reine de l’hiver avait jeté sur lui. Gerin lui-même était à le
recherche de sa petite sœur, enlevée par cette même reine de l’hiver. Gerin
parvint en fait à l’émouvoir et à passer un marché avec elle. Il put récupérer
l’enfant et faire lever la malédiction du Duc de Berry. Ils apprirent aussi que
c’est le père de Eudes de Rochebrune qui commanda ce livre. Il en avait écrit
la trame principale. Ils découvrirent aussi dans une tour située à proximité de
Grandmont un autre bassin pratiquement semblable au nôtre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A leur retour, Elyabel et Elvya se rendirent à Rochechouart. Là Hadrius leur
expliqua que la reine de l’hiver, qu’il avait rencontré par le passé, était un
personnage qu’il fallait émouvoir pour obtenir quelque chose d’elle. Lui même,
par le passé, avait réussi ce tour de force en lui offrant une rose qui
naissait et mourait chaque « jour », si tant est qu’il est possible de
parler de jour en Arcadie. Il se doutait qu’elle avait quelque chose à voir
avec les hivers rigoureux que nous connaissions depuis la mort de Richard Cœur
de Lion. Le Lion d’Angleterre ayant été un poète, il est possible que la Reine
de l’hiver l’avait pris en affection et que sa mort l’a profondément attristé.
Mais rien n’est moins sûr.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tous cas, nous tenions quelques pistes, biens que la route me paraisse
encore longue avant de parvenir à résoudre toutes ses difficultés. A cet
instant, j’apprends d’ailleurs d’Elvya que la petite fille enlevée par la Reine
de l’Hiver semble en fait avoir été Eudes de Rochebrune…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>De l'An de Grâce 1200</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/23/De-lAn-de-Grace-1200-Hiver-et-Ete</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Oct 2006 18:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;En cette année froide, le pays limousin connaît de tristes moments. Hagen et
ses Brabançons continuent d’assiéger Limoges et le nouveau Vicomte, Adhémar VI,
fait ce qu’il peut pour les contenir...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mais tout porte à croire que la situation à l’intérieur des remparts de la
ville est plutôt mauvaise. A l’extérieur, les conditions ne sont guère plus
enviables. Partout, la nourriture vient à manquer et les routes sont sous le
contrôle des Brabançons qui, à loisir, s’emparent de ce qui leur plaît. On ne
compte plus les jeunes filles violées, les parents égorgés et les loups qui se
jettent sur la première proie venue. Le cri des corbeaux emplit le ciel d’une
sombre mélopée. La Neige, qui a recouvert forêts et villes, ne paraît pas aussi
blanche que les années précédentes. Partout, l’odeur du sang, de la chair
brulée, de la mort en somme, nous assaille. Quant à la vie de l’Alliance, si
les réserves suffisent encore à tous nous nourrir, il ne faut pas que tout ceci
dure trop longtemps. Nous nous sommes cloîtrés, évitant tout contact avec
l’extérieur, dans l’espoir, que la tempête se calmera bientôt. Décidément, les
mortels sont bien futiles et leurs rivalités pourraient nous coûter fort cher.
Que ne connaissent-ils le Certamen…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours du mois de Février, Adhémar VI a été tué par un batard de Richard,
seigneur de Cognac, qui s’est allié à Hagen et ses hommes. Son jeune fils agé
de 16 ans, Adhémar VII, a pris sa place. Mais il paraît fort inexpérimenté. Son
Oncle, l’Evêque Amaury, récemment nommé par le Pape, gère la situation. Il a
réussit à négocier une trêve avec Hagen. Il l’a fait Chevalier de l’Eglise et
lui a accordé les terres de Chalucet, dont le seigneur, mort durant les combat,
était vassal de l’Evêque. Ainsi, au cours du mois de Mars, le siège de Limoges
a pu enfin être levé et les troupes de Hagen se trouvent désormais au sud de
Limoges. Des provisions pourront être acheminées, mais il faudra probablement
compter sur des convois venant du Sud et des terres de Toulouse plutôt que
d’Aquitaine ou de la Marche. Espérons que nous pourrons avoir rapidement tout
ce dont nous avons besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois de Février ne nous a pas laissé de répit. Outre ces évènements
malheureux, une partie de nos hommes s’est rendue dans un petit village au sud
de Limoges, Lastours. Nous avions entendu dire qu’il s’y passait de drôles de
choses, dont un meurtre. Le mort avait été retrouvé le cœur arraché. Trois
autres meurtres se sont ainsi déroulés : deux pélerins et un ermite furent
ainsi tués. L’ambiance régnant dans le village était mauvaise : les
colères et les disputes étaient particulièrement nombreuses. Le curé du village
lui même, jeta au dehors un de nos compagnons déguisé en lépreux. L’ermite que
l’on devait retrouver mort quelques temps plus tard nous indiqua cependant une
petite vallée au milieu des bois qui avait une bien mauvaise réputation. Sur
place, nous ne tardions pas à découvrir qu’il s’agissait d’un lieu hautement
maléfique. Trois démons y résidaient. Ils s’étaient emparés des corps de trois
mercenaires et avaient réuni autour d’eux quelques brabançons sans foi ni loi.
Ils s’attaquaient ainsi aux croyants, profitant du climat de guerre pour semer
encore davantage la terreur. Ayant réuni plusieurs hommes et sous la
bénédiction de notre frère guillaume, notre petite troupe se rendit au repère
des trois démons pour les combattre. Le combat fut bref, notre supériorité en
nombre et la bénédiction de frère guillaume nous donnant un net avantage sur
les démons. Ils périrent dans le sang et le feu. Notre troupe n’avait plus qu’à
rentrer à la Chênaie des Pas Perdus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mois de Juin, nous tenions conseil. Plusieurs problèmes se posaient à
nous. Depuis maintenant deux ans, nous n’avions aucune nouvelle d’Elyabel. Et
nous ne pouvions bien entendu absolument pas entrer dans son labo pour voir ce
qu’il en était. Il fut donc décidé d’aller quérir un Quaesitor. Je fus chargé
de cette tache pour avant l’hiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour le moment, je me trouvais en grand désarroi. J’avais besoin de
plantes particulières pour une de mes préparations, mais ne pouvais aucunement
quitter mon sanctum. Heureusement, Elvya était disponible. Elle accepta d’aller
pour moi à St Junien pour les récupérer auprès de l’herboriste qui me fournit
habituellement. Elle partit avec Saer Gaestum, manifestement soulagé de pouvoir
quitter son laboratoire pendant quelques heures. A Saint Junien, rien ne se
déroula comme prévu. Arrivés à l’auberge, nos deux compagnons se rendirent
compte que tous les clients étaient malades, à priori empoisonnés par la bière
servie en ce lieu ! Arrivés à la boutique de l’herboriste, ils apprirent
que ce dernier avait été dévalisé. Il ne lui restait plus rien. Menant leur
enquête, Elvya et Saer Gaestum purent constater qu’à l’auberge sur les tonneaux
de bières, comme dans la boutique de l’herboriste, des traces de griffures,
comme celles d’un lynx, étaient bien visibles. Bien entendu, ces deux affaires
ne manquèrent pas de retourner tout le bourg. Plusieurs plaintes furent
déposées contre l’aubergiste, mais rapidement, un coupable fut désigné :
un jeune gitan qui demeurait avec sa mère un peu en dehors de la ville. Pour
comprendre un peu mieux ce qui se passait ici, mes deux sodale se rendirent
dans le camp du gitan. Ils n’y rencontrèrent que sa mère, une vieille voyante
aveugle. Celle ci leur expliqua que de vieux drames s’ourdissaient dans les
basses fosses et les arrières courts. De lointains évènements resurgissaient
aujourd’hui, et que le passé entraînerait les mauvais hommes vers l’enfer.
Quatre étaient impliqués : l’herboriste, l’aubergiste, le juge et un
rémouleur passant régulièrement en ville… De fil en aiguille, Saer Gaestum et
Elvya comprirent que ces quatre étaient impliqués dans un viol et que le
fantôme de leur victime faisait tout pour se venger, allant jusqu’à posséder sa
propre fille pour parvenir à ses fins. Elvya et Saer Gaestum ne cherchèrent pas
à interférer dans cette vengeance. Ils firent en sorte que la fille du fantôme
et son père invalide puissent être accueilli à l’alliance, ainsi que le
Forgeron de Saint Junien, qui, possédé par le fantôme, avait assassiné
l’herboriste.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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