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  <title>(La Chenaie des Pas Perdus) - De la Saga</title>
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  <description>ceci est le texte</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 12:55:48 +0200</pubDate>
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    <title>Du Voyage Vers Cursac</title>
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    <pubDate>Tue, 01 Apr 2008 14:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Flavius Phlegeton, filius Aproctum, scholae Flambonis&lt;br /&gt;
Ad Aesculeti Interae Pedes, ex Doisseteppes&lt;br /&gt;
Terres du Chevalier de Rochebrune, Limousin&lt;br /&gt;
Tribunal de Provence de l’Ordre d’Hermès&lt;br /&gt;
...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Le 19 juin de l’an de grâce 1212&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l’honorable Quaesitor du Tribunal de Provence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salve !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/bord002.png&quot; alt=&quot;bord002.png&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/J.png&quot; alt=&quot;J&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;e souhaite par la présente
signaler au distingué Quaesitor du Tribunal de Provence de l’Ordre d’Hermès des
faits potentiellement sensibles ayant trait à notre région, et apparemment à
une membre supposée de notre Ordre bien-aimé. Il nous appartient d’y mettre bon
ordre avant que les choses ne s’enveniment. J’essaierai de vous livrer autant
de détails que possible, pardonnez-moi donc si vous pensez que je gaspille de
votre précieux temps.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/L.png&quot; alt=&quot;L&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;e 14 juin dernier, accompagné par le
valeureux et anonyme compagnon de l’un des Mages de notre Alliance (Sire Osric,
doctrinae Bjornaeris), j’ai escorté le Chevalier Wilfried Dardenard, Noble
responsable de la sécurité de nos murs, lors d’un bref voyage à travers notre
beau Limousin. Nos pas nous ont mené vers les terres contestées de Cursac, où
partisans du Roy de France et Brabançons à la solde du Roy d’Angleterre et du
Duc d’Aquitaine – avec l’assentiment tacite de l’évêque de Limoges, dit-on – se
livrent une guerre larvée pour la conquête du territoire… Nos affaires céans
n’avaient bien évidemment pas trait à ces luttes intestines, mais il se peut
que nous y ayons été mêlés à notre corps défendant.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/N.png&quot; alt=&quot;N&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;ous arrivâmes à la nuit tombée dans ce
petit village désolé, comme exsangue de ses habitants, alors que le ciel
annonçait un impressionnant orage aux pluies cinglantes. Nous allâmes frapper à
l’huis de la Commanderie qui honore ce village de sa Spirituelle présence. Las,
on nous refusa purement et simplement l’asile. Je puis comprendre que le Don
effraie de Pauvres Chevaliers du Christ, je ne me formalisai donc pas outre
mesure. Nous pûmes occuper l’une des nombreuses maisons abandonnées et nous y
abriter pour la nuit.&lt;br /&gt;
Un premier évènement nous alerta : à la veillée, le Compagnon de Sire
Osric, que je n’ai jamais entendu proprement nommé mais qui a lui-même servi
chez les Templiers, fut terrifié par la Vision d’un gigantesque Dragon noyant
les terres de Cursac dans un ouragan de flammes délétères. Etant moi-même doté
de certaines facultés innées en la matière – je parle de clairvoyance bien
entendu, je ne pus m’empêcher de porter crédit à la vision de mon ami, mais ne
cherchais pas à en percer le sens, peut-être distrait par l’évocation de la
Mythique créature… Notre étrange ami évoqua cependant une malédiction sur ces
terres durant sa transe.&lt;br /&gt;
Mais le matin vit le Chevalier Wilfried, d’ordinaire volontaire et dur à la
tâche, en proie à un désarroi très surprenant (et je dois signaler que mon
autre compagnon de voyage se révéla souffrir du même mal à son réveil plus
tardif). Je pris quelque moment pour tenter de réconforter ce valeureux Homme
d’Armes, et comprendre ce qui n’allait pas chez lui. Au cours de notre
entretien, il me révéla que son sommeil avait été perturbé par un cauchemar
d’une rare intensité, dont j’ai promis à Sire Wilfried de ne rien révéler du
contenu précis car il touchait des matières très intimes, mais dont je puis
vous dire qu’il éprouva les fondements mêmes de sa Foi chrétienne au point de
le bouleverser. N’oubliez pas que nous évoquons là un courageux guerrier, peu
sujet à la sensiblerie mal placée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/bord017.png&quot; alt=&quot;bord017.png&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/N.png&quot; alt=&quot;N&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;ous restâmes deux jours dans
Cursac et sa périphérie pour déterminer les causes de ces évènements peu
naturels. Nos différentes rencontres avec la populace anémiée de ce pauvre
village nous apprit qu’il avait autrefois été florissant, mais que depuis
environ deux ans, sa population avait diminué graduellement, jusqu’à ne laisser
qu’un pâtre, une vieille dame et sa petite fille, un vieil homme nommé
Guermond, et les neuf Frères de la Commanderie pour veiller à la pérennité de
cette communauté… Nous apprîmes aussi que le désespoir qui semblait s’être
emparé de l’esprit de Messire Wilfried après son cauchemar, s’acharnait en fait
sur l’ensemble de la population depuis tout ce temps, Templiers compris (les
jeunes Frères en particulier, mais tous reconnurent avoir souffert, à
l’exception des deux plus vénérables d’entre eux). L’Aura Divine pourtant
puissante du lieu ne les protégeait donc que partiellement, au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/N.png&quot; alt=&quot;N&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;ous finîmes par comprendre que cette
malheureuse communauté était placée sous l’égide fétide du Malin, via l’un de
ses atroces serviteurs. Un Accusateur, d’après le savant Compagnon de Sire
Osric, qui confrontait chaque âme à des tourments ignobles et lâches, éprouvant
leur Foi durant leur sommeil. Armés de ce savoir, nous demandâmes aux Frères du
Temple de contrecarrer les plans du Démon sur le plan Spirituel en donnant
l’absolution aux âmes déchirées de Cursac. Ceci força l’immonde créature à
s’incarner pour revenir tyranniser les habitants au point du jour. Nous étions
préparés à l’affronter, et les forces conjuguées de la Juste magie de l’école
de notre Fondateur et des prouesses chevaleresques de Sire Wilfried bannirent
prestement l’Accusateur vers son détestable royaume d’origine. (Vous savez sans
doute comment fonctionne le système de prestige de la Maison de Flambeau, qui
m’oblige ici à signaler sans forfanterie que je fus le premier à frapper, et à
considérablement affaiblir le démon ; Sire Wilfried n’intervenant
qu’ensuite, comme galvanisé par sa propre violence cathartique – quel piètre
Milites aurais-je été si j’avais empêché ce Chevalier Chrétien d’éprouver la
Force de sa Foi ? Enfin, ceci n’a que peu d’importance pour vous, votre
Honneur. Veuillez m’excuser.) Nous restâmes une journée de plus afin de nous
assurer du succès de notre entreprise et du bien-être recouvré des malheureux,
et constatâmes qu’effectivement, les gens semblaient reprendre le cours normal
de leur vie.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/M.png&quot; alt=&quot;M&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;ais la question en suspens était
celle-ci : qui avait invoqué le Monstre sur ces terres ? Mon savoir
en démonologie est faible, hélas, mais cette créature aurait sans doute dû être
beaucoup plus puissante pour choisir d’agir de son propre chef ici, et avoir
les moyens de ce faire… Notre enquête sur la misère morale de ce lieu amena
Guermond à nous rapporter ce qu’il avait vu, il y a environ deux ans de cela,
peu de temps avant que la Malédiction de Cursac ne prenne effet. A
savoir : une cavalière, seule, se présenta aux portes de la Commanderie et
y fut reçue. Elle y demeura peu de temps, et en ressortit d’humeur apparemment
contrariée (je ne puis confirmer ce fait, il résulte peut-être d’une
orientation a posteriori des souvenirs de cet homme). Les faits solides :
la jeune femme s’est annoncée aux portes de la Commanderie comme se nommant
« Dame Gwenifar », elle arborait sans discrétion la Spirale de la Maison
Tytalus, et à son départ de Cursac, elle ramassa une bonne poignée de terre à
quelque distance de la Commanderie. Un lien mystique, donc, mais à quelles
fins ? La chronologie des évènements m’amène à des soupçons de démonologie
interdite par l’Ordre, mais il vous appartient, votre Honneur, de faire la
lumière sur la vérité des agissements de « Dame Gwenifar » dans cette
affaire. Si sa responsabilité dans ce crime devait être confirmée par votre
enquête, je vous saurai gré de bien vouloir informer mon Alliance de la nature
de ses motivations, voire de ses éventuels commanditaires. Nous avons pensé à
des implications politiques et militaires. Le site semble important aux yeux
des stratèges, car durant notre court séjour, la Commanderie reçut la visite du
Chef même des Brabançons à la tête d’une troupe de trente hommes (le Chevalier
Wilfried l’a identifié formellement). Il est donc envisageable que la pression
physique ait été doublée par cette immonde pression morale…&lt;br /&gt;
Mais nous pouvons avoir été induits en erreur, car la tromperie la plus veule
est l’apanage de l’engeance du Diable. Nul n’est infaillible, nul n’est
omniscient. Je suis donc prêt à subir les conséquences de cette lettre si son
propos devait s’avérer injustement calomnieux à l’encontre d’une Consoeur, et à
fournir les réparations qui s’imposent dans ce cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/P.png&quot; alt=&quot;P&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;uisse votre Sagesse nous livrer les clefs
de cette douloureuse affaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous souhaitant tout le succès possible dans votre entreprise de Justice au nom
du très honorable Ordre d’Hermès, et me tenant à votre disposition en cas de
besoin,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très respectueusement,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Flavius Phlegeton, filius Aproctum, scholae Flambonis, miles
Flambonis.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>1212 : Du voyage en Arcadie</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2007/10/29/Du-voyage-en-Arcadie</link>
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    <pubDate>Mon, 29 Oct 2007 21:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Scenario</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/bassin.png&quot; alt=&quot;bassin&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Grâce aux études menée Vinaria sur la
Harpe d'Eusope, aidée en cela par Zeddicus, nous avons pu prendre connaissance
de deux textes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier était une allégorie pour expliquer le fonctionnement du bassin,
et il nous a fallu un peu de temps pour le comprendre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/L.png&quot; alt=&quot;L&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;e second texte traitait de l'histoire de
Celiandel. Nous avons ainsi appris que Celiandel était un héros de l'épopée des
Celtes, membre du peuple de Dana, et porteur d'une corne pouvant dérouter
l'ennemi mais également lever une armée des ancêtres. Alliée aux pouvoirs du
Chaudron de Dagda et de la Lance de Lug, ceci rendait le peuple de Dana
imbattable. Hélas, lorsque le peuple de Dana dû affronter les Milésiens, un
peuple juste débarqué en Irlande, Celiandel trahit pour une femme milésienne.
Les Fils de Dana furent obliger de quitter leurs terres, après avoir maudit
Celiandel et avoir chassé le fils qu'il avait eu de cette femme. La corne lui
fut confisquée, condamné à ne plus jamais la porter. Il fut également maudit et
devait désormais chasser les traitres et les fourbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;LA VALLEE DE L'HIVER&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/G.png&quot; alt=&quot;G&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;râce au premier texte, nous pûmes franchir
le bassin et nous rendre dans la vallée de la Reine de L'hiver en compagnie de
Vinaria, car telle était notre destination. Hélas, de vallée hivernale il n'y
avait plus. A la place se trouvait une vallée désertique recouverte par de
terribles nuages noirs. A la neige et la glace avaient ainsi succédé la
poussière et la pierre. En nous rendant vers le fond de la vallée, nous fimes
face à une troupe d'êtres féeriques de petite taille, malingres, aux traits
grossiers, vétus de peaux en partie déchirées, armés de pics. Ils s'en
prenaient à un autre personnage, de même taille, à la peau pâle, peu vêtu. Il
était allongé au sol, inconscient. De lui semblait émaner une lumière. Notre
intervention permit de le sauver.&lt;br /&gt;
Après l'avoir installé dans une sphère de froid, car il était un suivant de la
Reine de l'Hiver, et une fois revenu à lui, il pu nous conter ce qui était
advenu. Des hommes vêtu de grandes robes blanches, portant parfois la barde
avaient emmené sa maîtresse. Elle n'était toujours pas revenu et depuis son
départ, la cour de Sombre Eté les harcelait sans cesse. Ils n'avaient pu
protéger la vallée efficacement sans la présence de leur souveraine. Il nous
indiqua le chemin qu'avaient emprunté les hommes, une grotte s'enfonçant à
flanc de vallée...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;LA GROTTE ET LE PLATEAU&lt;/strong&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/bord002.png&quot; alt=&quot;bord002.png&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/L.png&quot; alt=&quot;L&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;es uns derrière les autres, nous nous
sommes enfoncés dans la pénombre. Une sorte de couloir naturel semblait se
poursuivre au delà de l'entrée que nous venions de franchir. Nous ressentions
bien une légère pente qui petit à petit s'accentua. Le sol rocailleux roulait
sous nos pieds. Après quelques minutes de marche dans une forte pénombre, nous
ne tardions pas à approcher d'une salle plus grande. Sans Nom avait perçu le
bruit d'une respiration sourde, lente et puissante. Avec mille précautions,
nous nous approchions du bruit. Mais l'un de nous ne pu empêcher une pierre de
rouler sous ses pieds, provoquant un grondement sourd dans le couloir. La
respiration se mua instantanément en un terrifiant grognement. Wildried
n'hésita pas un instant. Il bondit en avant et d'un geste assuré trancha d'un
coup la gorge de l'ours que nous venions de réveiller. La présence de cet ours
ici nous paraissa étrange. Il n'était pas féerique. Pourquoi un ours vulgaire
se serait retrouvé en Arcadie ? Nous décidions de poursuivre notre chemin
en empruntant le couloir qui apparaissait de l'autre côté de la grotte.
Quelques minutes plus tard, nous débouchions sur l'extérieur, sur un plateau
rocailleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/C.png&quot; alt=&quot;C&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;omme dans la vallée de la reine de
l'hiver, le ciel était lourd, chargé de nuages noirs et menaçant, image miroir
d'une mer en furie. Au loin, sur notre droite, des éclairs zébraient le ciel.
Leur son ne nous parvenait pas, mais toute la colère des dieux semblait se
déchainer sur un lieu précis, à un rythme endiablé. Alors que nous observions
ce paysage, en considérant qu'il nous faudrait sans doute nous diriger vers les
éclairs, une forme ailée de grande taille et dotée de 4 pattes apparu dans le
ciel, à une centaine de mêtres devant nous. Elle descendit et sembla se poser
derrière quelques rares arbustes et rochers, hors de notre vue. Nous n'avions
pas identifié la créature, mais elle se trouvait sur notre chemin. Nous
avancions prudement, et c'est Sans Nom, une fois encore, qui repéra la
créature, en embuscade derrière un rocher massif. Wilfried avança, prudement.
Il contourna le rocher et alors qu'il allait disparaitre de notre vue, s'arrêta
net, comme paralysé. Un cri strident se fit entendre. Sans Nom se lança en
avant, tentant de passer par dessus le rocher pour attaquer la bête par le
flanc, mais l'animal était rusé et avait pris ses distances. Il faisait face à
ses deux adversaires. Le premier coup fut porté par Sans Nom, libérant par la
même Wilfried de l'emprise du Griffon. Osric, qui s'était doté d'ailes
intervint et tenta quelques sorts qui ne fonctionnèrent pas. La bête reculait,
se défendant plus qu'elle n'attaquait. Osric arrêta alors Sans Nom et Wilfried
et commença à parler au Griffon, car il a le don des langues animales. Il
parvint à l'amadouer quelque peu, surtout lorsque nos compagnons ramenèrent la
carcasse de l'Ours et lui offrirent en pitance. Il apprirent par le Griffon que
lui même avait été capturé par des hommes en blanc et amené ici, pour servir de
gibier au Grand Veneur. De nombreuses autres créatures avaient été amenées de
la sorte, et très régulièrement, la chasse sortait du château, tentant la
capture de celui qui était parvenu à s'imposer sur tous les autres animaux de
son domaine. Ainsi, nous nous trouvions sur les terres du Grand Veneur, et tout
portait à croire qu'il détenait la Reine de l'Hiver. Nous avions proposé au
griffon de le renvoyer vers notre monde, grâce à l'aide de Vinaria. Vinaria
traça l'image d'une porte devant nous et nous pumes voir s'ouvrir un passage
vers les grandes forêts du Rhin. Le griffon s'engagea et disparut.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;Le Château&lt;/strong&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/statue.png&quot; alt=&quot;statue.png&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/N.png&quot; alt=&quot;N&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;ous marchions depuis quelques temps déjà
en direction des éclairs. Nous suffoquions sous la chaleur, et devions en outre
supporter de terribles rafales de vent nous projetant de la poussière au
visage. La progression était difficile, et particulièrement pour Vinaria. La
vieille mage n'avait plus le souffle de ses vingt ans. L'un de nous discerna
alors une nuée orageuse qui semblait se diriger vers nous, dans la direction où
nous avancions. Vinaria eu l'air paniquée. C'était la chasse du Veneur, qui
était sorti à la recherche de quelques proies. Et contre cette chasse, il n'y
avait pas grand chose à faire, si ce n'est se cacher. Sans nom était du même
avis, une de ses étranges prémonitions l'ayant convaincu de ne pas se battre
contre la nuée. C'est Osric qui réussit à nous dissimuler au mieux, en nous
dotant tous d'ailes. La Chasse étant encore loin, nous avions le temps de nous
y habituer. Ceci nous permit de l'éviter et de rester hors de sa portée. Ces
ailes nous portèrent jusqu'au château du maître des Lieux, le Veneur lui
même.&lt;br /&gt;
Nous y entrâmes sans guère de difficulté. Les deux premiers niveaux du Donjon
étaient vides. Seuls quelques meubles étaient posés là, comme abandonnés. Au
troisième niveau, dans une salle comportant plusieurs grandes tables, se
trouvait un homme, assis près de l'âtre. Son armure était un simple plastron de
métal finement ouvragé et son casque, posé sur le linteau de la cheminée,
arborait deux grandes cornes de cerfs. Vinaria se dirigea immediatement vers
lui et s'agenouilla à ses côtés, faisant reposer sa tête sur ses genoux. &amp;quot;Mon
aimé, j'ai tant souhaité ce retour&amp;quot; dit l'homme. Vinaria ne ressemblait plus à
la vieille femme fragile. Elle était désormais une élégante jeune femme aux
longs cheveux noirs. La surprise n'empêcha pas Osric d'engager la conversation
avec le Veneur. Il apprit ainsi que la Corne était revenue en Arcadie. Il
acceptait donc de rendre son fils à Osric. Il avait besoin de quelqu'un pour
porter la Corne, et proposa au mage de le rejoindre. Osric accepta. Mais il n'y
avait pas de place pour Wilfried, Sans Nom et nos servants dans les plans du
Grand Veneur, dont nous venions de comprendre qu'il s'agissait ni plus ni moins
que de Celiandel lui même. Ses servants étaient apparus en nombre dans la
salle, et ils n'avaient manifestement pas l'intention de laisser repartir les
compagnons d'Osric. Le combat s'engagea rapidement. Wilfried et Osric firent
front pour permettre aux personnages de s'enfuir par la seule porte encore
accessible. Sans Nom monta les escaliers qui se trouvaient derrière cette
porte. Il se retrouva assez rapidement tout en haut du donjon, dans une petite
pièce ouverte aux quatres vents par de grandes fenêtres. Sur le sol de cette
pièce se trouvait une femme allongée et inconsciente. Sans Nom l'attrapa et,
ses ailes toujours présentes, s'envola en portant la femme. Il se dirigea vers
le passage qu'ils avaient emprunté pour arriver jusqu'au château. Une fois posé
devant l'entrée de la grotte, il parvint à la ranimer avec un peu d'eau. Il
s'agissait bien de la Reine de l'Hiver. Il l'aida donc à retourner vers sa
vallée. Lorsque Osric, Wilfried et nos autres compagnons revinrent vers la
vallée de la Reine de l'Hiver, portés par leurs ailes, il trouvèrent là une
vallée enneigé et un grand palais de glace. Dans le palais, les attendaient la
Reine de l'Hiver et Sans Nom&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;Dans le Palais de la Reine de l'Hiver&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/lettrines/N.png&quot; alt=&quot;N&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;ous avions de nombreuses questions à poser
à Selien, la reine de l'Hiver. Elle nous expliqua que les hommes qui l'avaient
enlevés étaient des Druides, des Diedne, qu'elle protégeait. Elle avait été une
mage de l'Ordre d'Hermès, une Mérinita, et avait assisté à la dernière bataille
opposant l'Ordre aux Diedne. Ceux-ci s'étaient réunis à la Forge des Geants
pour lancer un puissant rituel qui leur permettrait de découvrir le lieu ou se
trouvait le Chaudron de Dagda. Ils avaient en effet déjà retrouvé la Corne de
Celiandel et la Lance de Lug. Mais les maisons les attaquèrent et les
dispersèrent. La corne fut cachée dans un regio. Quant à la lance de Lug, le
capitaine de la Turbula, Angibert, s’enfuit avec. Selien l’aida à se cacher de
l’ordre. Ils revinrent sur les lieux quelques années plus tard. Ils avaient eu
un premier enfant et décidèrent de s’installer là, un peu à l’écart, pour
garder un oeil. Le temps aidant (et la lance de Lug aussi), il devint le
premier Seigneur de Rochebrune. Selien le vit mourir et se lança à corps perdu
dans les études magiques. Elle réussit, au terme de nombreuses épreuves, à
devenir immortelle en devenant Fée. Elle rencontra les derniers Diedne qui
s'étaient enfuis en Arcadie et rassembla tout leur savoir. Des dizaines
d'années plus tard, elle accepta d'ouvrir sa bibliothèque à Vinaria. Celle-ci
en profita pour refonder une maison Diedne et se lancer dans une quête
vengeresse. Selien la maudit car elle avait juré de ne pas se lancer dans une
telle entreprise. Pour elle, désormais, avec le retour de leur Primus et la
Corne de Celiandel en leur possession, les Diedne vont se lancer en quête de la
lance et du Chaudron de Dagda.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'An de Grâce 1210, ou le Procès de Dame Elyabel...</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/17/De-lAn-de-Grace-1210-ou-le-Proces-de-Dame-Elyabel</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 23:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;Juste après le retour de Calebaïs, Elyabel reçu par l'entremise d'un toque
rouge quelques nouvelles bien étonnantes...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Et voici le propos de la lettre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Salve Sodalis. Je vous fait part dès ce jour de la plainte déposée à
votre encontre pour avoir tenté de priver un mage de ses pouvoirs, haut crime
au sein de l'Ordre, et vous prie par la même, de vous présenter dans les
meilleurs délais à Doïsseteppe afin de répondre de cette accusation. Protantus,
filius Bilera, Quaesitoris ad Doïsseteppe.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous connaissions Protantus, certains de nom, d'autres pour l'avoir
rencontré lors d'une précédente visite à Doïsseteppe, et s'il accusait Elyabel
d'avoir commis un haut crime au sein de l'ordre, c'est qu'il devait y avoir de
bonnes raisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arrivée à Doïsseteppe, Elyabel et son équipage rencontrèrent Protantus qui
leur fit part d'une lettre qu'il avait reçu, signée de la main de Flavius. En
substance, Flavius accusait Elyabel de lui avoir lancé un sort dans un moment
critique, lui paralysant la langue et le privant en partie de ses pouvoirs.
Elyabel devait donc répondre de cet acte et elle reconnu les faits. Les
procédures s'en trouvaient dès lors simplifiées et il ne restait qu'à trouver
un accord quant aux dédomagements. Ceci demanderait certainement quelques
jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;installés dans une des maisons d'hôte de Doïsseteppe, la turbula s'apprêtait
à passer quelques moments de détente après ce long voyage. Cependant, à la
tombée de la nuit, Elyabel, accompagnée de Wilfried s'éclipsa. Sans Nom et
Osric, curieux, décidèrent de la suivre. Elle les mena dans une petite venelle.
Elyabel entra seule dans une petite maison de Deux étages, laissant Wilfried
dehors. Osric et Sans Nom, tout en continuant de surveiller les agissements de
Wilfried, se rendirent rapidement compte qu'ils étaient suivis. Quelques
tentatives échouèrent à contourner ceux qui les suivaient. Elyabel finit par
ressortir de la maison et retourna à la maison d'hôte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain matin, le maître de Flavius vint provoquer Elyabel en Certamen
pour avoir osé porter la main sur son filius. Il la défit et Elyabel demeura
inconsciente toute la journée. Le soir venu, elle ressortit à nouveau. Osric
lui demanda où elle se rendait ainsi. Elle parla dans sa réponse d'une personne
qu'elle devait rencontrer, sans précision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisième jour, tous se rendirent compte que Drian avait disparu, ainsi
que la jeune fille qui semblait l'avoir quelque peu séduit la veille au soir.
Jeune fille étrange au demeurant arborant une bague de bien belle facture pour
une femme de sa condition. Mederic et Sans Nom apprirent qu'elle avait un frère
du nom de Géraud, garçon jaloux et bagarreur, membre de la Garde de Mission.
Mais lui non plus n'avait pas de nouvelles de sa soeur. Alors qu'ils
enquêtaient dans Doïsseteppe sur la disparition de Drian et de cette jeune
fille, ils remarquèrent deux hommes qui les suivaient. Les apostrophant, puis
les suivant à leur tour, ils apprirent ainsi que ces hommes étaient des membres
de la Garde Noire de Doïsseteppe, garde en charge des opérations touchant à
l'espionnage notamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Osric parvint, par ses talents magiques, à retrouver la piste de la jeune
fille. Elle menait à une maison où deux gardes la gardaient prisonnière. Après
une lutte au cours de laquelle Méderic et Sans nom furent blessés, ils
parvinrent à sauver la jeune fille, bléssée à mort par un des gardes, et à
faire parler le garde survivant. Il s'avérait ainsi que la Garde Noire avait
été chargée de les surveiller, mais seul leur chef, Thomas, en savait
davantage. Ce dernier révéla enfin qu'il tenait ses ordres de Misgaeroten, un
Tremere. Driant, quant à lui, était enfermé dans des grottes situées sous
Doïsseteppe. Il fut assez simple de le retrouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Protantus, suite à cette malheureuse affaire, proposa un compromis : un
accès d'un an à la bibliothèque de Doïsseteppe pour Elyabel et Osric, ainsi que
tout membre de la Chénaie des Pas Perdus (chacun 1 an), car il estime que
Doïsseteppe toute entière a une dette envers la Chénaie des Pas Perdus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elyabel révéla enfin qui elle avait rencontré ces deux derniers soirs :
il s'agissait de Vinaria, ancienne Primus de la maison Merinita, qui avait
disparu en 1203 et était reparue en 1209 sans donner d'explication. Elle a
demandé à Elyabel de l'aide afin de protéger les forêts et les lieux de magie
de tous genres contre les incursions des chrétiens, mais aussi redonner toute
la place à la voie de Merinita, longtemps oubliée dans la maison au profit de
la voie de Quendalon. Elle insista sur l'urgence et le besoin de se doter de
certains artéfacts, dont la corne de Celiandel, qui est reparue ces dernières
années d'après ce qu'elle sait. Si elle a certes besoin de la corne, elle a
aussi besoin d'alliés, en particuliers au sein des autres maisons que sont
notamment Bjornaer et Ex Mischellanea. Elle insista aussi sur l'intérêt que les
autres maisons (Tremere, Flambeau, Tytalus notament) portent à la corne de
Celiandel car ils savent désormais que cet artéfact est reparu et il lui paraît
étonnant que ces maisons ne se mêlent pas de cette histoire. Leur position au
sujet des vulgaires est d'aileurs sans équivoque, car elles ne souhaitent pas
s'imiscer aux affaires des croisades albigeoises et eviteront toute tentative
de la part des autres maisons d'agir contre les vulgaires, ce qui selon eux,
risquerait d'entrainer une confusion dans l'esprit des chrétiens. La croisade
contre les albigeois risquerait dès lors de s'étendre contre l'Ordre
d'Hermès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vinaria, quelques semaines après le retour de notre Turbula, nous a rejoint,
accompagnée par un mage de la maison Jerbiton. Elle souhaite nous aider à
étudier la Harpe d'Eusope qui pense t-elle, nous aidera à nous mettre sur la
piste de la Corne de Celiandel.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'An de Grâce 1210 ou l'Exploration de l'Alliance de Calebaïs...</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/24/De-lAn-de-Grace-1210-ou-lExploration-de-lAlliance-de-Calebais</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 22:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le printemps 1210 fut marqué par une nouvelle que nous attendions
tous : Médéric de Marseille, que nous avions rencontré quelques années
auparavant nous apporta un renseignement capital. La harpe que nous
recherchions se trouvait à Calébaïs...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Nous décidames donc de monter une expédition pour récupérer cette harpe. Une
petite troupe, composée de Sargaestum, Kémal, Geneviève notre sorcière, Richier
le cuisinier, Médéric lui même, ainsi qu'un capitaine mercenaire, Alexis de
Valembraine, que nous avions rencontré quelques temps auparavant, se mit en
route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arrivée à proximité de Calébaïs fut on ne peut mouvementée. Deux
personnages jaillirent de nulle part : un mage de la maison bjornaer,
nommé Osric et un homme étrange ne portant pas de nom. Selon leurs dires, ils
marchaient sur un chemin quand ils percutèrent notre groupe. La rencontre
faillit dégénérer en combat mais Alexis fut alors atteint par un javelot
provenant des bois environnant. Des satyres attaquaient le groupe. L'attaque
était rapide. Telle fut la réponse de notre côté. A l'issu du combat, les
satyres étaient en déroute, laissant derrière eux un grand nombre de leurs
compagnons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ascencion vers Calébaïs pû reprendre. Le groupe déboucha sur une clairière
où une stelle indiquait l'entrée de calébaïs. Il fallait pour cela encore
franchir un bois qui s'avéra enchanté. Plusieurs êtres venaient à la rencontre
de notre groupe, tel un serpent, un chat ou une taupe, récitant une phrase qui
leur était propre. Toutes ces phrases, assemblées bout à bout, formaient une
énigme dont la réponse devait être donnée à une Dryade qui se dissimulait tant
qu'un certain ordre n'avait pas été respecté. Notre équipe s'affranchit de
cette épreuve et pû alors atteindre l'entrée de Calébaïs : un grand puit
noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alliance était entièrement construite en sous sol, et il fut rapidement
évident que la magie Intelligo ne fonctionnait pas ici. Des bruits étranges
venaient des souterrains, dont des hurlements, ainsi que des rires déments. Au
fond du puit, une forme de dragon se dessinait. Sargaestum parvint à convoquer
un esprit, qui s'avéra être un ancien habitant de l'alliance devenu fantôme.
Cette femme lui appris que le dragon n'était qu'une statue et tous se
décidèrent à descendre dans le puit grâce à un escalier creusé à cette fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nulle besoin m'est de décrire en détail ce qui s'est passé. Et d'ailleurs,
je n'en connais pas tous les détails, étant moi même resté à la Chênaie des Pas
Perdus. Ce que je sais, c'est que Calébaïs a sombré suite à l'affrontement des
mages peuplant l'alliance. Nombreux sont ceux qui sont devenus fantômes
aujourd'hui, et ils hantent encore les lieux. La troupe s'est trouvée
confrontée à un Drake, qu'elle a combattu puis soigné, et ramené en notre
alliance. Il demeure depuis dans la cave. De nombreux artéfacts ont été
découverts, et nous devons aujourd'hui les identifier, ainsi que de grandes
quantités de virtus. Geneviève est parvenue à ramener une étrange créature,
sorte de furet albinos marchant sur ses pattes arrières. Il n'est encore qu'un
bébé mais elle s'est prise d'affection pour ce petit être. Enfin, nous avons
retrouvé la harpe qui nous intéressait, dans une salle inondée. Tous sont
revenus sains et saufs, à part Alexis de Valembraine qui a subi les foudres du
Drake...Il est profondément blessé et il mettra des mois à se remettre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons donc désormais étudier la harpe, et les autres artéfacts.
Espérons que ceci nous conduira bien sur la route de la corne de
Céliandel...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'An de Grâce 1210, où la Couronne se brisa...</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/24/De-lAn-de-Grace-1210-ou-la-Couronne-se-brisa</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 22:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;Six années se sont écoulées depuis que la forêt s'est retournée contre
nous...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La corne de Celiandel n'est pas reparue, ainsi que le brouillard qui nous
protégeait. Eudes de Rochebrune, qui avait disparu quelques temps auparavant
est de retour en son village. Nous avons retrouvé &amp;quot;notre&amp;quot; chevalier. Mais il
n'a rien voulu dire de ce qui lui est arrivé, du pourquoi de sa
disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos travaux ont cependant bien progressés. Les uns et les autres avons
perfectionné nos arts. Mais surtout, nous en avons appris davantage sur
l'étrange bassin du regio, ainsi que sur les mots que nous avions
entendu : ils font partie d'une complainte, d'un chant dont la tradition
remonte aux anciens héros qui peuplèrent le royaume d'Irlande. Mais ces mots ne
sont écrits nulle part. Seul un barde de ces temps pourraient nous renseigner.
Et nous venons d'apprendre qu'en Calebaïs se trouvait un artéfact de grande
valeur, une harpe dont le son et le chant sont dus à l'esprit d'un barde de ces
temps anciens. Lui pourra certainement nous aider dans notre quête.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous partirons donc pour Calébaïs, à la recherche de cette harpe, afin que
nous puissions comprendre le fonctionnement du bassin, et qui sait, peut être
l'activer. J'espère que ceci pourra nous mettre sur la piste de la Corne de
Celiandel...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'An de Grâce 1204, ou la Corne de Celiandel...</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/24/De-lAn-de-Grace-1204-ou-la-Corne-de-Celiandel</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 22:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;L'année 1204 apporta son lot d'évènements. Depuis 1199, les hivers s'étaient
avérés fort rudes, et nombres de problèmes de nourriture et d'approvisionnement
avaient frappé notre communauté...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Et en cette année, le brouillard qui entourait notre alliance avait disparu.
Nous étions donc désormais sans protection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cette année, nous fumes attaqués par la forêt, et ce sans raison
apparente. Les arbres eux-même se déplaçaient pour s'en prendre à nous et à
notre bâtiment. Nous nous batimes vaillament. Flavius pu en brûler quelques
uns. Mais Orialc avait repéré un personnage au delà de la couronne des arbres
qui semblait les commander. Il parvint à s'infiltrer et à le suivre alors qu'il
s'enfuyait. Ceci mena notre troupe au repère de cet homme, une grotte au sommet
d'une colline, au sein d'un regio. Hélas, nous arrivames trop tard et il
s'était enfui en passant par un bassin identique à celui que nous possédions
dans notre cave, laissant derrière lui quelques pierres dessinés de symboles
étranges, et le souvenir d'une mélopée en une langue que nulle d'entre nous ne
connaissait : &amp;quot;Llewan Naer Senu&amp;quot;. Entre temps, les arbres avaient cessé
leur attaque. Le seul dommage que nous avons enregistré est la destruction du
bassin. Quant à la corne de Celiandel, elle avait disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mots résonnaient dans notre tête...Quelle était l'origine de cette
mélopée ? que signifiait-elle ? Le bassin, le regio, l'organisation
des lieux, ainsi que la présence de l'écriture ancienne des celtes sur les
pierres, telle de Selenia a pû les déchiffrer nous amenèrent à nous tourner
vers celles et ceux qui semblaient en connaître le plus. Mais à ce jour, aucune
piste ne s'est ouverte devant nos pas.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'an de grâce 1200 : Octobre</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/24/De-lan-de-grace-1200-%3A-Octobre</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 22:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;Grande nouvelle ! Elyabel est reparu…Quelle surprise pour nous tous.
Elle même paraissait étonnée par l ‘état dans lequel elle retrouvait
l’alliance...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chenaiedespasperdus.info/public/bord002.png&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Il est vrai que depuis sa disparition,
beaucoup de choses avaient changées. Nous avions notamment réparé les toits,
refait les murs de l’enceinte, ajouté un étage à l’un des principaux bâtiments.
Nous étions tous impatients de savoir ce qu’il était advenu d’elle. Nous nous
réunîmes tous dans la salle du conseil et nous laissâmes conter son voyage.
Cette qu’elle nous dit fut des plus étrange. Elle était persuadée de n’être
partie que durant quatre mois, et il fut des plus difficile de la convaincre
que plus de huit saisons étaient passées depuis son départ. Elle était passée
par le bassin qui se trouve dans le sous-sol de notre tour. Il semble qu’il
s’agisse d’une sorte de portail. Cependant, il ne fonctionnerait pas tout le
temps. Ce passage l’avait mené dans un premier temps dans un lieu étonnant.
Sortie d’une tour identique à la nôtre, bien que présentant dans ses détails un
certains nombre de différences, elle se trouvait en vue d’un château de grande
beauté. C’est lorsqu’elle vit des poissons voler autour d’elle que la panique
commença à la gagner, car manifestement, elle se trouvait sous l’eau, bien que
capable de respirer comme si de rien n’était. Elle décida de ne pas s’engager
plus loin et fit demi tour. Elle retourna à la tour et remonta dans le bassin.
Malheureusement, lorsqu’elle reparu de « l’autre côté » , ce n’était
pas la Chénaie des Pas Perdus, mais une autre tour, et un autre lieu. Elle
replongea alors dans le bassin, une, puis deux, puis trois fois, réapparaissant
à chaque fois dans un lieu différent. Finalement, elle déboucha dans une tour
faite de pierres noires. A l’extérieur, tout était sombre. De hautes montagnes
rocailleuses semblaient dominer les environs. Seuls quelques bruits lugubres
perçaient la nuit sans lune. Il n’était pas question de demeurer ici plus
longtemps. Elle fit volte face, marcha rapidement vers la tour, poussa la porte
et tomba nez à nez avec une espèce de géant ventru qui la dominait de plus de
un mètre. Il portait un heaume imposant ainsi qu’une cotte de maille complète.
Je n’ose imaginer la frayeur de ma sodalis. Le géant n’étais pas des plus
intelligent manifestement, mais il ne semblait pas lui vouloir de mal. A vrai
dire, il en avait même peur. Elyabel pense que cela vient du fait qu’elle est
magicienne. Ils ne purent discuter longtemps. Le géant ne s’exprime que par
gargarismes et ils furent vite interrompu par une étrange équipée. Une meute de
chiens-loups énormes, guidés par un cavalier étrange dont la monture et les
compagnons avaient la faculté de voler à travers cieux. Il doit s’agir d’une
sorte de chasse somme toute, tel qu’on y fait parfois allusion dans certaines
légendes. Quoi qu’il en soit, cette chasse avaient pris pour cible Elyabel et
son compagnon d’infortune, et ils ne trouvèrent de salut que dans la fuite, en
repassant par le bassin. Tous deux débouchèrent sur une nouvelle tour, avec un
nouveau bassin. Mais le lieu était plus agréable. La tour se trouvait au cœur
d’une immense forêt luxuriante. Ils pouvaient là, somme toute, prendre un peu
de repos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques temps plus tard, Elyabel, qui avait perdu de vue son compagnon,
rencontra ce qu’elle nous a décrit comme étant un cerf de très grande taille.
Il s’agissait d’un gardien, un de ceux chargés de protéger les entrées de
l’Arcadie. Ainsi, la jeune mage était arrivé dans le royaume des fées. Il lui
posa de nombreuses questions sur elle, ce qu’elle faisait ici, pourquoi elle
venait, etc. Elle lui demanda à son tour si il savait comment revenir dans le
monde des hommes. Le cerf pouvait la transporter, elle et le géant vers le
monde des hommes, si elle le souhaitait. Malheureusement, les gardiens ne
semblent avoir aucune notion de géographie mortelle, et Elyabel et le géant,
dont elle apprit qu’il se nommait Wostan, se retrouvèrent au Nord de l’Italie,
d’où il leur fallu effectuer le voyage de retour vers notre Alliance. C’était
là le récit de son voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Lendemain, au petit matin, un homme qu’Elvya identifia comme un mage se
présenta à la porte de l’Alliance. Il désirait être reçu. Une fois dans la
salle du conseil, il se présenta comme étant Nysakean de Tytalus, ce que son
sceau nous confirma. Il venait en émissaire de Doïseteppe, la puissante
alliance d’Automne des Pyrénées pour nous inviter au concours annuel des
servants. Le prix en est l’accès à la fabuleuse bibliothèque de Doïseteppe pour
deux saisons. Nous l’en avons remercié, mais nous étions tous beaucoup plus
préoccupés par autre chose : le brouillard qui protège notre vallée avait
disparu. Elyabel se rendit donc vers le Regio abritant les fées. Elle n’y
trouva plus que désolation. Les majestueux arbres étaient décrépis et aucune
fée n’était plus présente. Depuis une branche, un petit être à la peau grise et
la voix nasillarde lui enjoint de quitter les lieux. Elyabel chercha à discuter
avec l’être mais elle n’eut comme réponse qu’une volée d’insulte qui la mirent
passablement en colère. Elle essaya de le combattre mais l’être s’avéra plus
puissant qu’il n’y paraissait, et se transforma rapidement en une sorte de
géant de pierre de quelques trois mètres de haut, capable de manipuler la
terre. Un troll en fait. Elvya et Orialc étaient arrivés entre temps. C’est
Orialc qui abattit le monstre grâce à l’un de ses sorts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elyabel était furieuse, d’autant qu’elle n’avait rien pû faire contre le
Troll. Elvya de son côté était allé voir dans le second Regio, là où se
trouvait le palais des fées. Mais même ce dernier avait disparu. A sa place,
une magnifique corne ouvragée reposait sur une simple colonne de pierre.
Cependant, il ne lui était pas possible de la prendre, car à chaque fois,
celle-ci se transformait en pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d’en savoir un peu plus, grâce à l’aide de Saer Gaestum, Elvya pu
convoquer une fée et obtenir certaines informations. Cette corne (une sorte de
Trompe en fait) appartenait à un puissant guerrier du nom de Celiandel. Dans
les temps anciens, la corne avait permis de faire tomber un brouillard
désorientant ses ennemis, mais aussi de donner courage à ses hommes et semer la
terreur parmi les troupes adverses. Aujourd’hui, pour se servir de la corne, il
faut qu’Eliandel lui même la donne, à moins qu’il ne s’agisse d’un de ses
héritiers qui lui seul pourra la porter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la fée nous apprit d’autres choses qu’Elyabel nous avait d’ailleurs
déjà conté. La reine de l’hiver s’étendait. Elle chassait du royaume des hommes
le Printemps, l’Eté et l’Automne. Ceci expliquait en tous cas la disparition
des fées en ce lieu précis. Ceci expliquait aussi pourquoi les neiges n’avaient
fondu que fin mars en cette même année 1200. Si la reine de l’hiver a décidé
d’étendre son pouvoir sur les hommes, ceci devrait leur coûter fort cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après un bref conseil, il fut décidé qu’Orliac se rendrait à l’abbaye de
Grandmont pour chercher quelques informations dans leur Bibliothèque. Puis,
Elyabel et Elvya iraient voir Hadrius, le mage Pieux de Rochechouart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Grandmont, mes compagnons découvrirent une légende relatant l’histoire
d’un ménéstrel du nom de Gerin qui fut chargé par le duc de Berry de lever le
maléfice que la reine de l’hiver avait jeté sur lui. Gerin lui-même était à le
recherche de sa petite sœur, enlevée par cette même reine de l’hiver. Gerin
parvint en fait à l’émouvoir et à passer un marché avec elle. Il put récupérer
l’enfant et faire lever la malédiction du Duc de Berry. Ils apprirent aussi que
c’est le père de Eudes de Rochebrune qui commanda ce livre. Il en avait écrit
la trame principale. Ils découvrirent aussi dans une tour située à proximité de
Grandmont un autre bassin pratiquement semblable au nôtre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A leur retour, Elyabel et Elvya se rendirent à Rochechouart. Là Hadrius leur
expliqua que la reine de l’hiver, qu’il avait rencontré par le passé, était un
personnage qu’il fallait émouvoir pour obtenir quelque chose d’elle. Lui même,
par le passé, avait réussi ce tour de force en lui offrant une rose qui
naissait et mourait chaque « jour », si tant est qu’il est possible de
parler de jour en Arcadie. Il se doutait qu’elle avait quelque chose à voir
avec les hivers rigoureux que nous connaissions depuis la mort de Richard Cœur
de Lion. Le Lion d’Angleterre ayant été un poète, il est possible que la Reine
de l’hiver l’avait pris en affection et que sa mort l’a profondément attristé.
Mais rien n’est moins sûr.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tous cas, nous tenions quelques pistes, biens que la route me paraisse
encore longue avant de parvenir à résoudre toutes ses difficultés. A cet
instant, j’apprends d’ailleurs d’Elvya que la petite fille enlevée par la Reine
de l’Hiver semble en fait avoir été Eudes de Rochebrune…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'An de Grâce 1200</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/23/De-lAn-de-Grace-1200-Hiver-et-Ete</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1f8705ddea0c35c843950e5c89948369</guid>
    <pubDate>Mon, 23 Oct 2006 18:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;En cette année froide, le pays limousin connaît de tristes moments. Hagen et
ses Brabançons continuent d’assiéger Limoges et le nouveau Vicomte, Adhémar VI,
fait ce qu’il peut pour les contenir...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mais tout porte à croire que la situation à l’intérieur des remparts de la
ville est plutôt mauvaise. A l’extérieur, les conditions ne sont guère plus
enviables. Partout, la nourriture vient à manquer et les routes sont sous le
contrôle des Brabançons qui, à loisir, s’emparent de ce qui leur plaît. On ne
compte plus les jeunes filles violées, les parents égorgés et les loups qui se
jettent sur la première proie venue. Le cri des corbeaux emplit le ciel d’une
sombre mélopée. La Neige, qui a recouvert forêts et villes, ne paraît pas aussi
blanche que les années précédentes. Partout, l’odeur du sang, de la chair
brulée, de la mort en somme, nous assaille. Quant à la vie de l’Alliance, si
les réserves suffisent encore à tous nous nourrir, il ne faut pas que tout ceci
dure trop longtemps. Nous nous sommes cloîtrés, évitant tout contact avec
l’extérieur, dans l’espoir, que la tempête se calmera bientôt. Décidément, les
mortels sont bien futiles et leurs rivalités pourraient nous coûter fort cher.
Que ne connaissent-ils le Certamen…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours du mois de Février, Adhémar VI a été tué par un batard de Richard,
seigneur de Cognac, qui s’est allié à Hagen et ses hommes. Son jeune fils agé
de 16 ans, Adhémar VII, a pris sa place. Mais il paraît fort inexpérimenté. Son
Oncle, l’Evêque Amaury, récemment nommé par le Pape, gère la situation. Il a
réussit à négocier une trêve avec Hagen. Il l’a fait Chevalier de l’Eglise et
lui a accordé les terres de Chalucet, dont le seigneur, mort durant les combat,
était vassal de l’Evêque. Ainsi, au cours du mois de Mars, le siège de Limoges
a pu enfin être levé et les troupes de Hagen se trouvent désormais au sud de
Limoges. Des provisions pourront être acheminées, mais il faudra probablement
compter sur des convois venant du Sud et des terres de Toulouse plutôt que
d’Aquitaine ou de la Marche. Espérons que nous pourrons avoir rapidement tout
ce dont nous avons besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois de Février ne nous a pas laissé de répit. Outre ces évènements
malheureux, une partie de nos hommes s’est rendue dans un petit village au sud
de Limoges, Lastours. Nous avions entendu dire qu’il s’y passait de drôles de
choses, dont un meurtre. Le mort avait été retrouvé le cœur arraché. Trois
autres meurtres se sont ainsi déroulés : deux pélerins et un ermite furent
ainsi tués. L’ambiance régnant dans le village était mauvaise : les
colères et les disputes étaient particulièrement nombreuses. Le curé du village
lui même, jeta au dehors un de nos compagnons déguisé en lépreux. L’ermite que
l’on devait retrouver mort quelques temps plus tard nous indiqua cependant une
petite vallée au milieu des bois qui avait une bien mauvaise réputation. Sur
place, nous ne tardions pas à découvrir qu’il s’agissait d’un lieu hautement
maléfique. Trois démons y résidaient. Ils s’étaient emparés des corps de trois
mercenaires et avaient réuni autour d’eux quelques brabançons sans foi ni loi.
Ils s’attaquaient ainsi aux croyants, profitant du climat de guerre pour semer
encore davantage la terreur. Ayant réuni plusieurs hommes et sous la
bénédiction de notre frère guillaume, notre petite troupe se rendit au repère
des trois démons pour les combattre. Le combat fut bref, notre supériorité en
nombre et la bénédiction de frère guillaume nous donnant un net avantage sur
les démons. Ils périrent dans le sang et le feu. Notre troupe n’avait plus qu’à
rentrer à la Chênaie des Pas Perdus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mois de Juin, nous tenions conseil. Plusieurs problèmes se posaient à
nous. Depuis maintenant deux ans, nous n’avions aucune nouvelle d’Elyabel. Et
nous ne pouvions bien entendu absolument pas entrer dans son labo pour voir ce
qu’il en était. Il fut donc décidé d’aller quérir un Quaesitor. Je fus chargé
de cette tache pour avant l’hiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour le moment, je me trouvais en grand désarroi. J’avais besoin de
plantes particulières pour une de mes préparations, mais ne pouvais aucunement
quitter mon sanctum. Heureusement, Elvya était disponible. Elle accepta d’aller
pour moi à St Junien pour les récupérer auprès de l’herboriste qui me fournit
habituellement. Elle partit avec Saer Gaestum, manifestement soulagé de pouvoir
quitter son laboratoire pendant quelques heures. A Saint Junien, rien ne se
déroula comme prévu. Arrivés à l’auberge, nos deux compagnons se rendirent
compte que tous les clients étaient malades, à priori empoisonnés par la bière
servie en ce lieu ! Arrivés à la boutique de l’herboriste, ils apprirent
que ce dernier avait été dévalisé. Il ne lui restait plus rien. Menant leur
enquête, Elvya et Saer Gaestum purent constater qu’à l’auberge sur les tonneaux
de bières, comme dans la boutique de l’herboriste, des traces de griffures,
comme celles d’un lynx, étaient bien visibles. Bien entendu, ces deux affaires
ne manquèrent pas de retourner tout le bourg. Plusieurs plaintes furent
déposées contre l’aubergiste, mais rapidement, un coupable fut désigné :
un jeune gitan qui demeurait avec sa mère un peu en dehors de la ville. Pour
comprendre un peu mieux ce qui se passait ici, mes deux sodale se rendirent
dans le camp du gitan. Ils n’y rencontrèrent que sa mère, une vieille voyante
aveugle. Celle ci leur expliqua que de vieux drames s’ourdissaient dans les
basses fosses et les arrières courts. De lointains évènements resurgissaient
aujourd’hui, et que le passé entraînerait les mauvais hommes vers l’enfer.
Quatre étaient impliqués : l’herboriste, l’aubergiste, le juge et un
rémouleur passant régulièrement en ville… De fil en aiguille, Saer Gaestum et
Elvya comprirent que ces quatre étaient impliqués dans un viol et que le
fantôme de leur victime faisait tout pour se venger, allant jusqu’à posséder sa
propre fille pour parvenir à ses fins. Elvya et Saer Gaestum ne cherchèrent pas
à interférer dans cette vengeance. Ils firent en sorte que la fille du fantôme
et son père invalide puissent être accueilli à l’alliance, ainsi que le
Forgeron de Saint Junien, qui, possédé par le fantôme, avait assassiné
l’herboriste.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'An de Grâce 1199...</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/23/De-lAn-de-Grace-1199</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Oct 2006 18:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;Au cours de cette année, nous avons tous passés beaucoup de temps à
l’Alliance. Voilà un peu plus d’un an que nous sommes arrivé et pour l’instant,
cela ne se passe pas trop mal...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Beaucoup de mages se sont retirés dans leur laboratoire, et demeurent peu
visibles. L’atmosphère reste bonne et chacun s’occupe des taches qui lui
incombent. Les locaux restent cependant en mauvais état. Nous perdons de
l’argent et le moral de nos troupes n’est pas au mieux. Mais pour le moment,
nous parvenons à maintenir une certaine quiétude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au début du printemps, le chevalier de Rochebrune nous manda en son château.
Il nous apprit que le baron de Rochechouart requérait l’Host et nous demandait
de l’aide. Nous avons donc envoyé quelques servants et certains compagnons
décidèrent de les accompagner. Pour le fait il s’agissait de s’en aller via
Rochechouart défendre Châlus assiégé par Richard, roi d’Angleterre, et ses
hommes. Cependant, une fois sur place, il était déjà fort tard et Châlus
s’apprêtait à tomber. Les quelques dizaines d’hommes rassemblés par Eudes de
Rochechouart ne faisaient pas le poids face aux Brabançons du Roi Anglais. Mais
Richard, blessé par un careau d’arbalête mourut dans les jours qui suivirent.
La bataille s’arrêta là et Châlus fut sauvé. Cependant, en Septembre, Hagen,
Lieutenant de Richard, attaquait Limoges. Les troupes envoyées par les
seigneurs Limousins ne purent rien faire et un long siège commença au pied de
la ville…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'an de grâce 1198</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/12/De-lan-de-grace-1198</link>
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    <pubDate>Thu, 12 Oct 2006 12:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;Ce qui advint de l'Alliance en 1198...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Janvier 1198&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après l'histoire des fantômes, il nous a paru nécessaire d'en savoir un peu
plus sur le lieu où nous nous étions installé. Elvya a passé de très nombreuses
heures à travailler sur le bassin. Elle s'est ainsi rendue compte que des runes
étaient visibles sur son contour. Elle est parvenue à les identifier, à
déchiffrer leur sens mais ne comprend pas la teneur du texte. Il semble que
cela fasse appel à des concepts qui nous échappent totalement; Elle a ainsi
voulu se rendre à La Crête des Brumes avec quelques uns de nos compagnons ainsi
que le Toque Rouge pour se renseigner davantage et consulter leur
bibliothèque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arrivés à quelques jours de marche de la Crête des Brumes, ils s'arrêtèrent
dans une auberge pour prendre un peu de repos. Là se trouvait quelques
personnes dont plusieurs moines, une femme tout de blanc vêtue accompagnée de
quelques hommes ainsi qu'un marchand. L'un des moines ne tarda pas à exhiber
une relique de saint, sommant l'assistance de se recueillir, mais il ne semble
guère avoir remporté de succès. C'est au matin que les choses se compliquèrent
pour notre turbula : ils furent en effet arrêtés pour le vol de la relique
et emmenés à Foix, devant le Comte. Là, ils parvinrent à convaincre celui-ci
qu'ils n'étaient pas coupables de ce crime et à être libérés, promettant de
ramener la relique. Ils se mirent rapidement sur les traces de la jeune femme
et de ses compagnons, qu'ils soupçonnaient d'être les auteurs du vol. Sur le
chemin, ils vinrent en aide à un chevalier qui luttait contre une meute de
loups. Durant le combat, ils remarquèrent la présence d'un vieil homme, tout de
noir vêtu, monté sur un cheval de jais et accompagné par un loup à la taille
fantastique et à l'aura maligne. Mais avant qu'ils ne puissent intervenir,
l'homme et la Bête avaient disparus. Le chevalier qu'ils venaient de sauver
était le seigneur du lieu. Pour les remercier, il les invita à passer quelques
temps en son château afin de reprendre des forces. L'hiver est rude en ces
contrées et plus d'un était malade. Là, ils firent la connaissance d'un savant
maure, Abd Al Azrad, mais ils apprirent surtout qui était la jeune femme (une
parfaite) et où elle se rendait (à Montségur). Dès qu'ils furent remis sur
pied, ils se lancèrent à ses trousses. Ils ne tardèrent pas à la retrouver et
elle leur rendit la relique sans protester, comprenant le tord qu'elle avait
causé. Cependant, elle leur fit part d'une découverte : dans le coffret
abritant la relique se trouvait un traité de mathématiques ainsi qu'un
parchemin, tous deux écrits en arabe. Parvenant à le faire déchiffrer, ils
apprirent que le parchemin indiquait l'emplacement d'un trésor que les maures
aviaent dissimulés au cours d'une de leur expédition. Mais l'hiver se faisant
de plus en rude, ils décidèrent de remettre la course au trésor à plus tard et
de se rendre dès maintenant à la Crête des Brumes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De l'An de Grâce 1197...</title>
    <link>http://www.chenaiedespasperdus.info/post/2006/10/12/De-lAn-de-Grace-1197</link>
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    <pubDate>Thu, 12 Oct 2006 12:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Honorius</dc:creator>
        <category>De la Saga</category>
        <category>Ars Magica</category><category>Background</category>    
    <description>&lt;p&gt;Eté 1197: Enfin nous avons enfin quitté la Crête des Brumes, et il était
grand temps...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Depuis quelques mois, l'atmosphère de l'Alliance nous pesait de plus en
plus. Orialc et moi en avons beaucoup parlé : nos aînés ne nous
considéraient pas à notre juste valeur. Plus le temps avançait, plus les choses
empiraient.Nous ne pouvions plus aller dans le laboratoire de nos maîtres
respectifs et il était de plus en plus difficile d'étudier les arts magiques.
Enfin, le conseil ne tenait guère compte de nos avis. Je ne sais pas exactement
ce qui justifie un tel comportement, d'autant que, en tant qu'apprenti, nous
étions considérés comme l'avenir de la Crête des Brumes. Ainsi, semaines après
semaines, il était de plus en plus évident qu'il nous fallait quitter ce lieu
et créer notre propre Alliance. Orialc et Elyabel étaient d'accords. De plus,
nous avions tous les trois obtenu notre Sceau. Deux autres apprentis étaient
grandement intéressés, mais ils ne pouvaient quitter l'Alliance, leur formation
n'étant pas achevée. Nous ne pouvions les attendre, car il fallait absolument
que nous trouvions un endroit où passer l'hiver en toute quiétude. Et l'été
avançait à pas de géant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici cinq jours que nous sommes partis. Nous nous dirigeons vers le Nord.
Il paraît qu'il y a beaucoup de lieux anciens datant du temps des romains dans
le comté de Limoges. Peut être y trouverons nous notre Eden. Nous avons rendu
visite à quelques albigeois que Orialc connaissait. Ils ont construit une
imposante forteresse en haut d'un piton rocheux. Orialc avait l'air
particulièrement satisfait mais je n'ai pas très bien compris pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin Août 1197&lt;/strong&gt; : Nous avons probablement trouvé un
endroit où nous installer. C'est un ancien moulin fortifié situé sur des terres
appartenant au Chevalier Eudes de Rochebrune, un vassal du Baron de
Rochechouart. Nous avons rencontré ce chevalier à l'auberge du village et il
nous a invité à dîner en sa compagnie. Peut être a-t-il vu que nous n'étions
pas de simples voyageurs. En tous cas, il est de notre intérêt de nous rendre à
ce dîner car il nous faudra tisser les meilleures relations possibles avec ce
chevalier. A mon sens, Orialc a tord de ne pas vouloir lui dire que nous
souhaitons nous installer sur ses terres. Nous ne pourrons rester reclus dans
notre Alliance et il nous faudra de toute façon composer avec les seigneurs
locaux. Mais notre projet d'installation dans ce moulin est délicat. En effet,
le lieu n'est pas très bien vu de la population qui croit que des géants y
habitaient. Il semble d'ailleurs que cette crainte se soit transformé en haine
il y a plusieurs dizaines d'années. En effet, Orialc a retrouvé dans les ruines
de ce moulin le cadavre de ce que nous pensons tous être un magicien. Et comme
le lieu rayonne d'une aura magique, nous pensons que ce moulin a du servir de
lieu de résidence à ce magicien qui aura été tué lors d'une révolte ou d'une
expédition punitive. Ceci a peu d'importance: il y a tellement de façons de
mourir en nos temps troublés...Le lieu lui même est intéressant par deux
aspects: la présence du cours d'eau qui nous permettrait de faire fonctionner
le moulin, mais surtout l'existence d'un étrange brouillard ainsi que d'une
forêt. Je dis que le brouillard est étrange car Orialc me racontait qu'après y
avoir marché quelques minutes, il s'était retrouvé à son point de départ. Par
la suite, Orialc seul a réussit à franchir le brouillard et à atteindre le
moulin, grâce à sa Parma Magica m'a t'il avoué. Cependant, il a récupéré un
pendentif d'une forme assez étrange qui, semble-t'il, protège son porteur et
les personnes qui l'accompagnent des effets du brouillard. Tout ceci contribue
donc à la mauvaise réputation de l'endroit. Mais pour nous, il semble presque
parfait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wilfried vient de partir pour retourner à la Crête des Brumes chercher nos
deux amis apprentis Sargaestum et Elvira qui devraient bientôt avoir fini leur
formation. Pendant ce temps, nous allons commencer les premiers
préparatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin de la journée d'hier a été assez mouvementée. Orialc et Elyabel ont
voulu visiter les lieux aux alentours. Face à un garde chargé de collecter des
taxes sur un pont, ils n'ont rien trouvé de mieux que de détruire le pont et de
faire croire au garde que cela était dû à l'attaque d'un sanglier grand comme
un cheval. Le garde est parti affolé. J'espère que cela ne va pas attirer les
curieux et que les paysans ne feront pas l'amalgame entre nous et ce prétendu
sanglier géant. Mais le plus dangereux pour nous s'est produit hier soir,
Orialc ayant volé un pendentif à la femme du Chevalier. Il s'agit du même
pendentif que celui qu'il a trouvé dans le moulin. Et celui là aussi protège
des effets du brouillard. C'est donc à la fois une bonne et une mauvaise
nouvelle. Il va nous falloir être très discret désormais. Nous avons de quoi
manger pour plusieurs semaines, et nous allons donc commencer à nous installer
dans les bâtiments du moulin en attendant le retour de Wilfried.. Elyabel,
quant à elle, a décidé de perpétuer le mythe du sanglier géant. Je ne sais ce
qu'elle a derrière la tête.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin Septembre 1197&lt;/strong&gt; : Ca y est, Wilfried est de retour
avec nos deux amis mages ainsi que des compagnons et des servants. Il lui est
arrivé une histoire peu banale. Deux créatures, qu'il pense être des fées, se
sont servies de lui à Rochechouart. Déguisées en ménestrel, elles sont entrées
avec lui dans le château du Baron pour participer à un banquet, comme cela se
fait très souvent. Mais le lendemain matin, alors qu'il avait dormi au château,
il fut arrêté par les gardes pour avoir courtisé la fiancée du Baron, fille du
Comte de Limoges et ainsi mis en péril le mariage du Baron avec la fille de son
suzerain. Plusieurs témoignages l'accusaient. Et surtout, personne ne l'avait
vu le soir avec les ménestrels. Tout le monde jurait qu'il était entré seul. Il
a donc été jeté au cachot en attendant son procès. Mais, le conseiller du
Baron, un homme d'environ 45 ans, comprit qu'il disait la vérité. En effet il
s'agissait d'un mage, Hadrius, fils de Nebitrinus de Bellaquin, suivant de
Jerbiton. Le sort Souffle Glacé du Mensonge lui permit de le comprendre. Il lui
proposa donc, pour que Wilfried s'en sorte, de passer une Ordalie par le feu.
Il le soignerait ensuite pour que le Jugement de Dieu soit en faveur de
Wilfried. Cependant, Wilfried devait lui donner une mèche de ses cheveux et
ensuite aider Hadrius à résoudre ce cas dès que de plus amples informations lui
parviendraient. Tout se passa donc tel qu'Hadrius l'avait dit. Wilfried fut
donc relâché avec une réputation de protégé de Dieu et pu retourner à la Crête
des Brumes pour aller chercher nos futurs sodalis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous étions enfin au complet, mais déjà, il nous fallait résoudre le
problème du sanglier géant ainsi que l'histoire du bijou de la femme du
Chevalier. Pour le sanglier géant, une solution fut vite trouvée et nous
espérions qu'elle nous attirerait la sympathie du Chevalier de Rochebrune. La
réputation de Wilfried pouvait nous être d'un grand secours. Wilfried, Kémal et
Simon tuèrent donc un sanglier et Elyabel le fit grossir. Je comprenais ainsi
mieux pourquoi Elyabel avait tenu à perpétuer cette histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wilfried en tête, nous amenames la dépouille du sanglier géant au Chevalier
de Rochebrune qui nous en remercia sans attendre. Nous profitames du repas au
château pour laisser tomber dans le foin recouvrant le sol une habile réplique
du bijou de sa dame. Bien entendu, on devait la retrouver par hasard dans le
courant de la soirée. Notre réputation était faite : Wilfried était
protégé de Dieu et nous avions débarassé la région de ce sanglier géant. Nous
pumes donc négocier avec Eudes le droit d'occuper l'ancienne forge et de la
remettre en état contre un renouvellement de l'équipement de ses hommes à
raison d'un tiers par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous passâmes une longue nuit à rédiger la charte de notre Alliance. Si des
dissensions sont apparues entre nous, elles n'avaient pour but que de permettre
la mise au point des règles de vie qui gèrent désormais notre quotidien. Dès
lors, nous sommes tout à fait maîtres de notre destinée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mi Octobre 1197&lt;/strong&gt; : Plusieurs événements étranges
viennent de frapper notre communauté. Tout a commencé par la découverte de
squelettes de soldats en nos murs. Ceux-ci se trouvaient sous des éboulis que
les servants nettoyaient. Avec la découverte de ces deux cadavres vieux de plus
de cinq générations, le lieu où nous avions décidé de nous établir devenait de
plus en plus étrange. Nous nous mîmes en demeure de vérifier s'il n'y avait pas
quelques pièces cachées. C'est sous l'escalier menant à l'étage de la tour
magne que nous découvrîmes un passage protégé par un simple sort Terram. Ce
passage était un escalier qui descendait en sous-sol. Une fois arrivé en bas,
nous nous trouvâmes dans une grande pièce ronde au milieu de laquelle se trouve
un bassin très étrange. Celui-ci a une margelle faite de pierre, de métal et de
bois entremélés aussi lisse que du marbre. Au fond du bassin, où subsiste une
eau parfaitement claire, on peut voir une splendide mosaïque représentant une
vallée de montagne d'une grande beauté. Au milieu de cette vallée, on peut voir
un magnifique Château qui ne ressemble en rien aux châteaux de nos chevaliers,
barons et comtes. Elvyra s'est attelée à la tâche et essaie actuellement d'en
savoir plus sur cet étrange bassin. Apparemment, elle aurait reconnu des runes
sur la margelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'autres faits se sont produits dans le même temps. En visitant la
forêt alentour, Elvyra, Elyabel, et Saer Gaestum ont découvert un cimetière
dont certaines sépultures renfermaient des magiciens et du virtus ayant environ
deux siècles, et ce qu'il est commun d'appeler un regio. A l'intérieur, on
découvre un pont fait de racines et une clairière où trônent quatre magnifiques
chênes. Là, vivent des êtres féeriques appartenant à une cour de Lumière. Notre
rencontre avec eux n'a pas débuté de la meilleure manière. Saer Gaestum s'est
laissé emporter suite à une plaisanterie des fées. Celles ci se sont alors
vengées et pendant un temps, nous nous sommes retrouvé sans aucun vêtement.
Cependant, en tentant d'expliquer aux fées comment on jouait aux dés, il
réussit à s'attirer leur sympathie. Celles ci lui ont rendu ses affaires, et
les nôtres par la même occasion. Nous avons appris par la suite, au sujet de
ces fées, que au lieu des quatre chênes visibles dans la clairière, il y en
avait en réalité six : les deux autres se trouvant dans un second régio où
se dissimule la demeure des fées, château de branches, de racines et de
feuilles. C'est ainsi que s'est achevée notre première rencontre avec les
fées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Décembre 1197&lt;/strong&gt; : Plusieurs autres histoires sont
arrivées à notre communauté depuis que la neige a commencé à tomber. Quelques
uns de nos servants étaient partis en quête de nourriture à Saint Junien,
accompagnés pas un de nos compagnons, Simon. Sur le chemin du retour, ils
vinrent en aide à un homme et à sa fille qui étaient attaqués par des loups.
Ces animaux ont parfois un comportement étrange. Nous sommes au tout début de
l'hiver et ils sont déjà très agressifs. Sauvant l'homme, nos servants et
compagnon se sont rendus compte que sa fille, une enfant d'une dizaine
d'années, était gravement bléssée. Ils n'ont eu d'autre choix que de les
ramener à proximité de l'Alliance et de faire appel aux talents d'Elyabel pour
la soigner. Ensuite, ils accompagnèrent les deux voyageurs chez l'herboriste de
Rochebrune pour qu'il s'occupe de l'enfant. Ils apprirent alors que l'homme, un
juif du nom d'Isaeü qui fuyait les persecutions, était scribe. A leur retour,
ceci éveilla mon intérêt et je voulus en savoir un peu plus sur cet homme qui
pourrait nous être fort utile. Alors que je parlais avec lui dans l'auberge,
l'un de mes compagnons remarqua un étranger qui semblait nous fixer avec
insistance. Voulant en savoir plus, nous partîmes et nous rendiment compte que
l'homme se levait à notre suite pour aller parler à l'aubergiste. Nous
décidâmes de le suivre. C'est Simon qui s'en chargea dans un premier temps,
puis Wielfried, désormais au Château du Chevalier et que l'étranger n'avait
jamais vu en notre compagnie. Wielfried put ainsi l'aborder et parler avec lui.
Il fit le rapport suivant : d'après plusieurs indices, il lui semblait que
l'homme devait être un mage. Le lendemain, Elyabel se rendit à l'auberge.
Reconnue par l'étranger comme étant une mage, celui ci se présenta à elle et
lui avoua qu'il était un Toque Rouge. C'était notre première rencontre avec un
membre de l'Ordre d'Hermès depuis que nous nous étions installés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir même, deux groupes de fantômes hantèrent l'Alliance, se livrant une
puissante bataille. Nombreux parmi eux étaient des magiciens, dont des membres
de la maison flambeau. Il ne serait pas étonnant que nous nous trouvions sur le
lieu d'une des nombreuses batailles de la Guerre du Schisme et que notre
Alliance abrita en ses murs des membres de la maison Diedne.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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